C'est le dernier CD des Cowboys, mais ça, vous le saviez déjà. Il est pas mal différent des autres albums, moins engagé, plus philisophiques, disons que ça donne un regard plus adulte sur la vie, peut-être. Ils vieillissent, les Cowboys, c'est normal. La voix de Karl a changé pas mal, aussi, il me semble. C'est sûr que des années de tournée, c'est rough pour la crode vocale sensible j'imagine!
Malgré tout, ça reste l'album qui me rejoint le plus. La Tête haute, par exemple, j'ai la gorge serrée à chaque fois. Et Entre deux taxis me reste systématiquement dans la tête pendant 2 jours chaque fois que je l'écoute, c'est inévitable... ça m'avait fait ça avec Les étoiles filantes, aussi.
Si vous ne connaissez pas ces chansons-là, allez sur le site des Cowboys. Ça vaut la peine. Promis.
jeudi 9 octobre 2008
Le bonheur...
"Il n'y a pas de gens nés sous une mauvaise étoile, il y a seulement des personnes qui ne savent pas lire le ciel".
Le Dalaï-Lama.
À méditer.
Le Dalaï-Lama.
À méditer.
dimanche 5 octobre 2008
Long time...
My god! Je me rends compte que ça fait presqu'une semaine que je n'ai pas écrit ici! C'est que j'étais trop occupée à écrire ailleurs... rien de palpitant ni de très créatif malheureusement, plutôt des travaux scolaires! J'ai aussi cassé des miroirs pour mon projet de mosaÏque... Trois miroirs pour être précise. Ça fait quoi, 21 ans de malheur? Mais... je les ai cassés volontairement, au nom de l'Art, pour une bonne cause donc... ça ne compte pas ok?
On s'est fait une méga séance photo sur les bords de la rivière, avec mon amie Audrée. Sa caméra est hyper géniale! Mais la mienne, une antiquité, donne plus la sensation d'être une vraie photographe... en plus, je vais apprendre à développer en chambre noire, j'ai besoin de matériel pour me pratiquer! On s'est données une mission, Audrée et moi: on choisit un thème, chaque semaine ou environ, et on s'envoie nos deux meilleures photos pour illustrer ce thème. Puis on commente et on améliore! Ça va être génial! Et je vais pouvoir vous les montrer...
Thème de cette semaine: L'urbanité (ou urbanisme? entk, bref.... quelquechose d'urbain!)
On s'est fait une méga séance photo sur les bords de la rivière, avec mon amie Audrée. Sa caméra est hyper géniale! Mais la mienne, une antiquité, donne plus la sensation d'être une vraie photographe... en plus, je vais apprendre à développer en chambre noire, j'ai besoin de matériel pour me pratiquer! On s'est données une mission, Audrée et moi: on choisit un thème, chaque semaine ou environ, et on s'envoie nos deux meilleures photos pour illustrer ce thème. Puis on commente et on améliore! Ça va être génial! Et je vais pouvoir vous les montrer...
Thème de cette semaine: L'urbanité (ou urbanisme? entk, bref.... quelquechose d'urbain!)
lundi 29 septembre 2008
Rectification
Dans ma liste À lire, je mentionne Amélie Nothomb, pour l'ensemble de son oeuvre... Je précise: l'ensemble de son oeuvre, sauf son dernier. Le fait du prince. Déception.
C'est drôle, parce que d'habitude, cette auteure est capable de demeurer littéralement captivante, mot après mot, phrse après phrase, en déblatérant des propos sans queue ni tête à propos d'à peu près n'importe quoi. Ses histoires sortent de nulle part et demeurent pourtant palpitantes. Ses phrases incisives et ses réflexions ironiques, cyniques sur la vie me font mourir de rire. Sauf que là... dans on dernier. il y a quelque chose qui manque, qui s'est comme éteint. Le début laisse présager un récit intéressant, sauf que l'histoire oublie de se pointer en cours de route. C'est comme si le livre s'endort au lieu de se terminer. Déception. Mais c'est pas grave, j'ai le temps d'oublier avant la parution de son prochain roman.
C'est drôle, parce que d'habitude, cette auteure est capable de demeurer littéralement captivante, mot après mot, phrse après phrase, en déblatérant des propos sans queue ni tête à propos d'à peu près n'importe quoi. Ses histoires sortent de nulle part et demeurent pourtant palpitantes. Ses phrases incisives et ses réflexions ironiques, cyniques sur la vie me font mourir de rire. Sauf que là... dans on dernier. il y a quelque chose qui manque, qui s'est comme éteint. Le début laisse présager un récit intéressant, sauf que l'histoire oublie de se pointer en cours de route. C'est comme si le livre s'endort au lieu de se terminer. Déception. Mais c'est pas grave, j'ai le temps d'oublier avant la parution de son prochain roman.
dimanche 28 septembre 2008
Lectures différées
J'ai réservé plein de livres à la bibliothèque. je m'étais dit que ça devrait arriver assez vite, après tout, il y a plus d'une quinzaine de bilbiothèques qui toutes disposent de ces livres en quelques exemplaires. J'ai vérifié mon rang dans la liste des réservations. Ça indique respectivement 234e, 340e et 314e. Ça va être long.
Et ça va mieux!
La vie est bien faite parfois. (Cliché, je sais, je les accumule ces temps-ci, surtout après l'histoire du verre cassé... décidément, je me sentais comme dans un mauvais téléroman maison de TVA). Tout d'abord, j'affirme haut et fort que l'écriture possède un pouvoir thérapeutique certain. La preuve: 2 secondes après avoir écrit mon dernier message, je me sentais déjà mieux. Des données empiriques, vous voyez bien. Je me sentais un peu seule, quand même, tsé quand on a l'mpression que tous nos proches ont une vie donc bien remplie et intéressante et que nous, on est la chaussette roulée en boule dans le coin, à laquelle personne ne pense, sauf pour se dire distraitement qu'il faudrait bien s'en occuper, un jour où ils n'auront rien à faire. Mais bref, j'ouvre ma boîte de courriel, peu convaincue, pour y découvrir un message vraiment fin de mon amie Audrée. Pas la fin du monde, me direz-vous, mais c'était juste le bon timing. Et là, je suis de bien meilleure humeur!
J'aurais envie de faire de la photo, mais il pleut, il n'y a aucune, mais alors aucune luminosité. Mauvais temps,ça ferait des photos déprimantes, je crois. Je vais aller faire développer mon premier film, à la place... j'ai bien hâte de voir ce que ça donnera!
J'aurais envie de faire de la photo, mais il pleut, il n'y a aucune, mais alors aucune luminosité. Mauvais temps,ça ferait des photos déprimantes, je crois. Je vais aller faire développer mon premier film, à la place... j'ai bien hâte de voir ce que ça donnera!
Grosse colère
Ouh la la quelle mauvaise soirée, hier soir! Chicane de la mort avec ma mère, mais alors, du jamais vu! Jamais, jamais je ne m'étais sentie aussi frustrée, dépassée, impuissante. Je tremblais, j'avais chaud, je sentais un grand poids sur ma poitrine, qui me bloquait la gorge. C'est qu'il y a peu de gens, dans le monde, qui savent venir nous chercher aussi loin et profondément que nos parents. Et j'ai fini par... pulvériser un verre contre le mur. Et je l'ai traitée de tous les noms (mais heureusement elle était partie, elle a rien entendu). Dérisoire et un peu pathétique, je sais. Sauf que ça a fait du bien, en même temps. MAis dans les films, ils ne montrent jamais le bout où la fille doit ramasser tous les millions de petits morecaux de vitre, après.
Plus tard, on a parlé un peu. Ça va mieux, là. J'ai quand même passé une nuit horrible, à me réveiller en sursaut tout le temps, à cauchermarder. Là, je feel pas tellement bien, non plus. Il pleut, c'est gris, c'est poche. Je pense qu'il faut que j'apprenne à mieux gérer mes émotions...
Plus tard, on a parlé un peu. Ça va mieux, là. J'ai quand même passé une nuit horrible, à me réveiller en sursaut tout le temps, à cauchermarder. Là, je feel pas tellement bien, non plus. Il pleut, c'est gris, c'est poche. Je pense qu'il faut que j'apprenne à mieux gérer mes émotions...
vendredi 26 septembre 2008
Pas le temps
J'ai pas trop le temps d'écrire, ces temps-ci. Ni l'inspiration, non plus. J'ai parfois l'impression que mes mots se perdent dans le vide, me renvoyant l'écho de ma solitude. Quand je suis de cette humeur-là, ça sert à rien de m'obstiner. Je vais aller me changer les idées, et je reviendrai. (Hey ça rime, me voilà poète!)
lundi 22 septembre 2008
Tu sais que la journée va être longue quand...
À 7 h 55 a.m., tu dis "Bonne soirée" au chauffeur en sortant du bus.
Distorsion spatio-temporelle
L'automne a un drôle d'effet sur le temps. En juillet, il se passe des heeuuures entières entre 22h et 6h du matin. Mais au fil de septembre et d'octobre, 6h arrive de plus en plus tôt, toujours plus tôt, pas subtil pour deux cennes avec ses gros sabots et sa froideur et son grand chapeau noir. Inexplicable.
J'ai décidé de pallier à ce problème: à partir de jeudi, je ne travaillerai plus dans le Vieux. Inutile, donc, de laisser 6h me claironner mon réveil. 7h me semble beaucoup plus appréciable, plus doux, plus léger, lumineux. Oh, à la limite 6 h 45, marginal, tout fier de marquer le tournant du dernier quart d'heure restant avant 7 h. Mais entre 6 h et moi, c'est fini.
J'ai décidé de pallier à ce problème: à partir de jeudi, je ne travaillerai plus dans le Vieux. Inutile, donc, de laisser 6h me claironner mon réveil. 7h me semble beaucoup plus appréciable, plus doux, plus léger, lumineux. Oh, à la limite 6 h 45, marginal, tout fier de marquer le tournant du dernier quart d'heure restant avant 7 h. Mais entre 6 h et moi, c'est fini.
dimanche 21 septembre 2008
Attention, attention, catastrophe imminente
Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih!
Nonchalamment, je suis allée vérifier le temps qu'il fera demain, sur Météomedia.com. Inconsciente du danger, juste histoire de savoir un peu comment m'habiller demain tsé? En ouvrant la page, ça y est! Fin du monde. Un message d'alerte en rouge, et tout et tout! My god, qu'est-ce?, me demandais-je avec effroi. Un ouragan? Une tornade imminente? Des pluies diluviennes, des orages violents, une micro-rafale, un typhon, un astéroïde qui menace de frapper la Terre?
... Non. Pire.
Avertissement de GEL. Hé, tous aux abris, hein! Couvrez vite vos tomates et vos arbustes, la fin du monde est proche. Ça va prendre Bruce Willis je pense, sinon je suis pas sûre qu'on s'en sort.
Nonchalamment, je suis allée vérifier le temps qu'il fera demain, sur Météomedia.com. Inconsciente du danger, juste histoire de savoir un peu comment m'habiller demain tsé? En ouvrant la page, ça y est! Fin du monde. Un message d'alerte en rouge, et tout et tout! My god, qu'est-ce?, me demandais-je avec effroi. Un ouragan? Une tornade imminente? Des pluies diluviennes, des orages violents, une micro-rafale, un typhon, un astéroïde qui menace de frapper la Terre?
... Non. Pire.
Avertissement de GEL. Hé, tous aux abris, hein! Couvrez vite vos tomates et vos arbustes, la fin du monde est proche. Ça va prendre Bruce Willis je pense, sinon je suis pas sûre qu'on s'en sort.
Découverte du jour
Il me reste définitivement du chemin à faire avant d'être à l'aise avec la photo à film. Ne pas savoir de quoi ont l'air mes images, ça me rend folle. Mais ça travaille la patience et... la confiance.
samedi 20 septembre 2008
Woody Allen a tout compris

Cristina poursuivit sa guette, ne sachant toujours pas ce qu'elle voulait, mais sachant ce qu'elle ne voulait pas.
C'est exactement ça. Il y a deux types de personnes en fait, les Vicky qui savent exactement ce qu'elles veulent (ou qui croient le savoir), et qui ne vivent qu'en fonction de ce but hypothétique à atteindre, cette réalité imaginaire, cette ficiton du bonheur qui bien qu'inconnue et jamais expérimentée, ne peut être que la seule bonne façon de vivre. Et il y a les Cristina, qui expérimentent, qui se laissent porter par la vie et font confiance au destin, avec un seul mot d'ordre: apprendre. Avoir l'intelligence et l'intuition de retirer de toute expérience une leçon, et se former au fil des jours des certitudes qui reposent, cette fois, sur une réalité personnelle et tangible, celle de l'expérience vécue par soi. Il n'y a que cela de certain, non? Savoir ce que l'on ne veut pas.
J'ai trop longtemps essayé d'être une Vicky, mais j'ai réalisé que cela ne me convient pas. À poursuivre une idée fixe (et souvent établie selon des critères totalement extérieurs à soi) de ce qu'est le bonheur et la bonne façon de vivre sa vie, on passe refuse de vivre toute expérience jugée inutile, qui viendrait retarder l'atteinte du But Ultime ou pire, risquerait de retarder sa réalisation. Sauf que bien des gens qui atteignent ce But se rendent compte que c'est pas le Pérou, finalement. Que... oups! Ils se sont peut-être trompés. Et tout est à recommencer.
Alors qu'en vivant sans idée fixe, mais en expérimentant, on vit certes des expériences que l'on aime pas. On prend des risques aussi, et c'est insécurisant souvent. Sauf qu'on en retire une connaissance de soi étonnante, qui nous permet de reconnaître le bonheur, l'adéquat, quand on le rencontre enfin. On apprend à savoir ce que l'on veut en l'ayant vécu. Et même lorqu'on ne sait pas encore ce que l'on veut exactement, avant de le reconnaître, on sait ce que l'on ne veut pas.
Ouais, je deviens de plus en plus une Cristina. Et je poursuis ma guette.
Mais quand même, je sais deux choses, surtout après avoir vu Vicky Cristina Barcelona.
- Je veux absolument aller à Barcelone, cette ville est extraordinairement belle et unique.
-Je veux me mettre plus assidûment à la photo. Pour ça, je dois me botter les fesses et me faire confiance. Et foncer.
C'est exactement ça. Il y a deux types de personnes en fait, les Vicky qui savent exactement ce qu'elles veulent (ou qui croient le savoir), et qui ne vivent qu'en fonction de ce but hypothétique à atteindre, cette réalité imaginaire, cette ficiton du bonheur qui bien qu'inconnue et jamais expérimentée, ne peut être que la seule bonne façon de vivre. Et il y a les Cristina, qui expérimentent, qui se laissent porter par la vie et font confiance au destin, avec un seul mot d'ordre: apprendre. Avoir l'intelligence et l'intuition de retirer de toute expérience une leçon, et se former au fil des jours des certitudes qui reposent, cette fois, sur une réalité personnelle et tangible, celle de l'expérience vécue par soi. Il n'y a que cela de certain, non? Savoir ce que l'on ne veut pas.
J'ai trop longtemps essayé d'être une Vicky, mais j'ai réalisé que cela ne me convient pas. À poursuivre une idée fixe (et souvent établie selon des critères totalement extérieurs à soi) de ce qu'est le bonheur et la bonne façon de vivre sa vie, on passe refuse de vivre toute expérience jugée inutile, qui viendrait retarder l'atteinte du But Ultime ou pire, risquerait de retarder sa réalisation. Sauf que bien des gens qui atteignent ce But se rendent compte que c'est pas le Pérou, finalement. Que... oups! Ils se sont peut-être trompés. Et tout est à recommencer.
Alors qu'en vivant sans idée fixe, mais en expérimentant, on vit certes des expériences que l'on aime pas. On prend des risques aussi, et c'est insécurisant souvent. Sauf qu'on en retire une connaissance de soi étonnante, qui nous permet de reconnaître le bonheur, l'adéquat, quand on le rencontre enfin. On apprend à savoir ce que l'on veut en l'ayant vécu. Et même lorqu'on ne sait pas encore ce que l'on veut exactement, avant de le reconnaître, on sait ce que l'on ne veut pas.
Ouais, je deviens de plus en plus une Cristina. Et je poursuis ma guette.
Mais quand même, je sais deux choses, surtout après avoir vu Vicky Cristina Barcelona.
- Je veux absolument aller à Barcelone, cette ville est extraordinairement belle et unique.
-Je veux me mettre plus assidûment à la photo. Pour ça, je dois me botter les fesses et me faire confiance. Et foncer.
Un sourire dans mon samedi
"Une fille de rêve, ce n'est pas celle que la fille rêve d'être, mais celle que le garçon voit".
Éric-Emmanuel Schmitt
vendredi 19 septembre 2008
Des choses à faire
Plein de lectures. Interrogée sur ses exigences académiques, la prof de ce matin nous a rétorqué qu'elle ne s'attend pas à ce que nous comprenions réellement tout des textes à lire. Non, il nous suffit de "dialoguer avec l'auteur" pour cerner "l'atmosphère des textes".
Ce serait bien beau si j'étudiais en création littéraire. Sauf qu'il s'agit de théorie de la communication. Enfin. Donc, cet après-midi, je Dialogue avec l'Auteur.
Une petite promenade au soleil ensuite, si j'ai le temps. Puis souper rapide et cours d'arts plastiques, hé oui! :-) Une nouvelle technique que j'ai jamais essayé, la mosaique. J'ai bien hâte de voir ce que ça donnera. Et je finis la soirée chez mon amie Éli! Bon, je suis peut-être mieux de m'y mettre si je veux avoir le temps de tout faire!
Ce serait bien beau si j'étudiais en création littéraire. Sauf qu'il s'agit de théorie de la communication. Enfin. Donc, cet après-midi, je Dialogue avec l'Auteur.
Une petite promenade au soleil ensuite, si j'ai le temps. Puis souper rapide et cours d'arts plastiques, hé oui! :-) Une nouvelle technique que j'ai jamais essayé, la mosaique. J'ai bien hâte de voir ce que ça donnera. Et je finis la soirée chez mon amie Éli! Bon, je suis peut-être mieux de m'y mettre si je veux avoir le temps de tout faire!
mercredi 17 septembre 2008
Ptite pause de moitié de matin
1 pomme + 2 biscuits Goglu.
C'est une collation de prématernelle mais c'est bon en titi!
C'est une collation de prématernelle mais c'est bon en titi!
mardi 16 septembre 2008
Petites histoires de fond de garde-robe
Il ne faut jamais dire jamais. En secondaire III, me questionnant sur le palmarès des mélanges de couleurs les plus laids de l'univers, j'ai déclaré qu'assurément, le turquoise et le brun mis ensembles sont vraiment, et de loin, l'association la plus horrifiante que la terre ait porté.
Il y a deux ou trois ans, voyant se profilèr à l'horizon le retour triomphal du legging, j'ai juré haut et fort que jamais on ne me verrait affublée de ce peu seyant bout de tissu.
Et je viens de réaliser, là, que les deux couleurs fondamentales de ma garde-robe sont le turquoise et le brun (portés seuls ou ensemble). Ah, et... je viens de m'acheter des leggings. Ni turquoise, ni bruns, heureusement (j'ai quand même un peu d'honneur).
Autre grande constatation de garde-robe, en fait c'est pas de moi, j'ai cliqué en lisant "Met-le au 3!", l'excellent livre tiré du show de Louis-José Houde, mais quand même, c'est tellement vrai. Je réserve tellement les gros supports en bois verni à mes vêtements neufs / préférés / plus chics. Quand un vêtement passe du gros support en bois au ptit support en broche croche, il a de bonnes raisons de commencer à s'inquiéter sur son avenir.
Il y a deux ou trois ans, voyant se profilèr à l'horizon le retour triomphal du legging, j'ai juré haut et fort que jamais on ne me verrait affublée de ce peu seyant bout de tissu.
Et je viens de réaliser, là, que les deux couleurs fondamentales de ma garde-robe sont le turquoise et le brun (portés seuls ou ensemble). Ah, et... je viens de m'acheter des leggings. Ni turquoise, ni bruns, heureusement (j'ai quand même un peu d'honneur).
Autre grande constatation de garde-robe, en fait c'est pas de moi, j'ai cliqué en lisant "Met-le au 3!", l'excellent livre tiré du show de Louis-José Houde, mais quand même, c'est tellement vrai. Je réserve tellement les gros supports en bois verni à mes vêtements neufs / préférés / plus chics. Quand un vêtement passe du gros support en bois au ptit support en broche croche, il a de bonnes raisons de commencer à s'inquiéter sur son avenir.
lundi 15 septembre 2008
Funambules
N'avez-vous pas l'impression, parfois, que nous sommes tous des funambules, chancelant doucement le long du fil ténu de nos existences, gardant notre équilibre pour ne pas nous abîmer dans l'oubli?
dimanche 14 septembre 2008
The yellow brick road
Quand j'étais petite, certains soir, avant de m'endormir, je fermais les yeux très fort, et, bien à l'abri sous la couette, j'espérais qu'une tornade emporte mon lit. Je me serais réveillée le lendemain... Ailleurs, dans un pays peuplé de bonnes fées, de méchantes sorcières de l'Est, de singes ailés pas si méchants, d'épouvantails géniaux et d'homme de Fer-blanc au coeur de guimauve.

En grandissant, comme Dorothé, j'ai compris que c'est vrai, dans le fond, qu'on est vraiment bien que chez soi. Sauf que Dorothé, elle, n'a eu qu'à murmurer trois fois "Je veux retourner au Kansas" pour le retrouver, son chez soi. Moi, même si j'avais les souliers magiques, je ne saurais pas quoi dire. Pas encore. Disons que pour l'instant, je suis sur la route de briques jaunes.
C'est peut-être juste ça, la vie? Retrouver le Kansas? Et quand on l'a trouvé... j'imagine qu'on y fait pousser du maïs. En attendant l'homme de notre vie... ou la prochaine tornade.

En grandissant, comme Dorothé, j'ai compris que c'est vrai, dans le fond, qu'on est vraiment bien que chez soi. Sauf que Dorothé, elle, n'a eu qu'à murmurer trois fois "Je veux retourner au Kansas" pour le retrouver, son chez soi. Moi, même si j'avais les souliers magiques, je ne saurais pas quoi dire. Pas encore. Disons que pour l'instant, je suis sur la route de briques jaunes.
C'est peut-être juste ça, la vie? Retrouver le Kansas? Et quand on l'a trouvé... j'imagine qu'on y fait pousser du maïs. En attendant l'homme de notre vie... ou la prochaine tornade.
Il me manque
Il me manque, il me manque... la spontanéité.
Les mots vrais, pour décrire la pluie qui tombe, le monde que je vois se dessiner et se reconstruire autour de moi un peu plus chaque jour, lentement. J'émerge du tunnel, et tandis que je suis le chemin que je me trace vers le bonheur, ma guérison, je me sens devenir un peu plus moi à chaque instant. J'ai hâte d'être rendue. Rendue là où je veux être, cet Ailleurs plus tellement loin que je devine maintenant. Et paradoxalement, plus j'y travaille et plus je laisse aller. En temps et lieu, une fois le goût de vivre complètement réinstallé, je vais trouver ce qu'il me manque, ce qui fait que mes mots sont trop souvent, encore, insipides, incolores, stériles.
La spontanéité.
Les mots vrais, pour décrire la pluie qui tombe, le monde que je vois se dessiner et se reconstruire autour de moi un peu plus chaque jour, lentement. J'émerge du tunnel, et tandis que je suis le chemin que je me trace vers le bonheur, ma guérison, je me sens devenir un peu plus moi à chaque instant. J'ai hâte d'être rendue. Rendue là où je veux être, cet Ailleurs plus tellement loin que je devine maintenant. Et paradoxalement, plus j'y travaille et plus je laisse aller. En temps et lieu, une fois le goût de vivre complètement réinstallé, je vais trouver ce qu'il me manque, ce qui fait que mes mots sont trop souvent, encore, insipides, incolores, stériles.
La spontanéité.
samedi 13 septembre 2008
22 h 15
Ballade dans le Vieux, les meilleurs sushis du monde pour souper, un ptit film pas vraiment romantique ni dramatique, juste... "charmant", voilà. Une belle journée entre amis. Et il a même pas plu!
La soirée est brumeuse, l'humidité strie l'obscurité de traînées blanchâtres, presque tangibles. Ambiance parfaite pour finir la journée plongée dans un super bon roman policier, le genre de livre, vraiment, où tu ne peux pas décrocher. Que demander de mieux?
La soirée est brumeuse, l'humidité strie l'obscurité de traînées blanchâtres, presque tangibles. Ambiance parfaite pour finir la journée plongée dans un super bon roman policier, le genre de livre, vraiment, où tu ne peux pas décrocher. Que demander de mieux?
vendredi 12 septembre 2008
Fin d'après-midi de pluie
Après 2 heures de lectures à la bilbi de l'université, j'ai décidé que c'était assez. J'avais envie de marcher, mais la pluie intense et la noirceur de fin d'après-midi qui tombait déjà m'ont découragée de sortir dehors. J'ai donc décidé d'explorer les tunnels, sous le campus. C'était la première fois que je m'y promenais vraiment, et surtout, que je m'y aventurais en tant qu'étudiante (oui oui, ça fait une différence dans l'appropriation du lieu, croyez-moi). J'ai donc parcouru les couloirs un peu humides, un peu froids. J'ai ri des fois des vérités existentielles barbouillées sur les murs. Puis j'ai essayé de sortir... non, vraiment, la pluie n'était pas invitante. Pas un chat dehors non plus, à part un pauvre type qui était venu en vélo le matin, avant la pluie, qui qui était pris pour retourner chez lui par le même moyen.
Je me suis donc ramassée dans un pavillon à l'autre bout du monde. J'ai trouvé une porte et je suis entrée à l'abri, au sec. Mon but étant de retrouver un accès aux tunnels pour continuer mon exploration. Après quelques pas, je me suis rendue compte que j'étais un pavillon hautement scientifique, genre sciences et génie. Au lieu des affiches et des publicités habituelles, les murs et les portes étaient placardés de signes d'urgence et d'avertissements de lasers en marche, de protection antibruit obligatoires, de douches d'urgence, etc. J'ai parcouru les couloirs en m'imaginant étudier là, faire ma vie au milieu des accélérateurs de particules et autres gadgets nucléaires. Chaque fois que je croisais un étudiant, je me demandais si je réussissais à donner le change un peu, ou si il détectait ma non-appartenance à l'univers des sciences appliquées. Finalement, je n'ai jamais retrouvé l'accès aux tunnels, et je suis ressortie sous la pluie. Et je suis rentrée chez moi.
Je me suis donc ramassée dans un pavillon à l'autre bout du monde. J'ai trouvé une porte et je suis entrée à l'abri, au sec. Mon but étant de retrouver un accès aux tunnels pour continuer mon exploration. Après quelques pas, je me suis rendue compte que j'étais un pavillon hautement scientifique, genre sciences et génie. Au lieu des affiches et des publicités habituelles, les murs et les portes étaient placardés de signes d'urgence et d'avertissements de lasers en marche, de protection antibruit obligatoires, de douches d'urgence, etc. J'ai parcouru les couloirs en m'imaginant étudier là, faire ma vie au milieu des accélérateurs de particules et autres gadgets nucléaires. Chaque fois que je croisais un étudiant, je me demandais si je réussissais à donner le change un peu, ou si il détectait ma non-appartenance à l'univers des sciences appliquées. Finalement, je n'ai jamais retrouvé l'accès aux tunnels, et je suis ressortie sous la pluie. Et je suis rentrée chez moi.
Procrastination
On est vendredi. Il pleut. J'ai des millions de textes beaucoup trop théoriques et alambiqués à lire pour l'école. À croire que c'est mal vu, quand on est un penseur, d'écrire des textes à la fois intelligents et intéressants à lire, sans s'embrouiller dans des phrases interminables et des grands concepts qui n'ont finalement ni queue ni tête. Et encore, si j'étudiais dans une discipline obscure et hautement technique comme la physique nucléaire... mais en communication!!! Ce serait la moindre des choses de tenter d'intéresser le lecteur, non? Et où est passé le style? Je sais bien que les textes ne sont pas des romans, mais quand même...
On dirait parfois que ces penseurs oublient qu'ils s'adressent à des gens, des gens réels, des humains, qui goûtent l'image, la métaphore. Peut-être aussi ont-ils peur d'écrire de façon intelligible et d'être jugés comme trop simples d'esprit par leurs pairs? Peut-être que toutes la communauté scientifique s'illusionne, tentant de faire toujours plus complexe pour impressionner, alors que finalement, tout le monde serait soulagé s'il n'y avait pas cette pression de paraître intelligent?
Faudrait bien que je commence mes travaux aussi. J'ai juste le goût de me rouler en boule avec une grosse couverture et mon chat qui ronronne sur mon ventre. Grr. Dure rentrée.
Bon... je m'y mets.
On dirait parfois que ces penseurs oublient qu'ils s'adressent à des gens, des gens réels, des humains, qui goûtent l'image, la métaphore. Peut-être aussi ont-ils peur d'écrire de façon intelligible et d'être jugés comme trop simples d'esprit par leurs pairs? Peut-être que toutes la communauté scientifique s'illusionne, tentant de faire toujours plus complexe pour impressionner, alors que finalement, tout le monde serait soulagé s'il n'y avait pas cette pression de paraître intelligent?
Faudrait bien que je commence mes travaux aussi. J'ai juste le goût de me rouler en boule avec une grosse couverture et mon chat qui ronronne sur mon ventre. Grr. Dure rentrée.
Bon... je m'y mets.
jeudi 11 septembre 2008
Argentique ou numérique?
Dilemne, là. Mais pourquoi choisir? Je vais faire les deux, je crois. Et puis, j'ai toujours voulu apprendre à développer les photos. Voir l'image se révéler lentement sous mes yeux. Ça prend plus de patience, et bien sûr il y a le risque d'être déçu par une image ratée, pas à la hauteur. Mais ça fait du bien, des fois, de ne pas trop savoir où on s'en va. C'est souvent là qu'on trouve les plus belles surprises, les plus grands bonheurs.
Veni, vidi, vici
J'y suis allée, finalement, au Club de photo. Je suis même inscrite! Et comme la plupart des futurs membres présents hier sont aussi débutants que moi, je n'avais aucune raison de m'en faire (comme toujours, comme toujours!). Premier cours la semaine prochaine!
mardi 9 septembre 2008
Demain
J'ai hâte à demain. Je me suis enfin décidée à m'inscrire au club de photo, celui dont je vais voir le site web à toutes les semaines depuis trois mois. C'est pas dur, pourtant. Mais bon, avec mes grands blocages existentiels de fille compliquée, j'avais peur de pas être assez bonne, de ne pas avoir "l'âme artistique". Fuck off, j'y vais pareil. Je vous en reparle demain.
...
(Je ne leurre personne, ici, j'espère. Je sais parfaitement qu'en écrivant ce post, je ne pourrai plus reculer, mon orgueil m'obligera à y aller. Je me connais trop bien, c'est consternant).
...
(Je ne leurre personne, ici, j'espère. Je sais parfaitement qu'en écrivant ce post, je ne pourrai plus reculer, mon orgueil m'obligera à y aller. Je me connais trop bien, c'est consternant).
L'automne, quand il pleut
Y'a rien de mieux que de passer une soirée d'automne à lire dans son divan, en-dessous d'une grosse couverte, quand il pleut à n'en plus finir, que le vent cingle et que les feuilles tombent par gros paquets, comme pour se sauver de novembre qui arrive à grands pas.
Et y'a rien de mieux que de prendre une marche en automne après la pluie. L'odeur tellement verte qui émane du sol chauffé par les rayons de soleil penchés qui passent entre les branches, les nuages qui bougent vite, les feuilles et les gouttières qui éclaboussent partout quand on passe.
Ouais, l'automne quand il pleut, y'a rien de mieux.
Et y'a rien de mieux que de prendre une marche en automne après la pluie. L'odeur tellement verte qui émane du sol chauffé par les rayons de soleil penchés qui passent entre les branches, les nuages qui bougent vite, les feuilles et les gouttières qui éclaboussent partout quand on passe.
Ouais, l'automne quand il pleut, y'a rien de mieux.
L'Amoureuse

Hiii que j'ai hâte d'avoir un chum. Un amoureux. Un homme merveilleux, tendre et sensuel. Avec lui, par lui, pour lui, je serai moi, juste moi. Mon moi un peu fou, avec des idées plein la tête et des projets, plein de projets. Et ma mauvaise humeur d'avant-déjeuner, et ma mélancolie du dimanche après-midi. Avec mon amoureux, on va voyager, visiter l'Asie, le désert, le monde. L'Australie, aussi, peut-être.
Mais il y a une chose à laquelle j'ai plus hâte, encore, que de rencontrer cet amoureux, que de mettre un visage sur le flou de mon fantasme. Et c'est de revêtir les habits de l'Amoureuse. Parce "qu'avoir un chum", c'est bien. Mais juste "avoir", c'est la passivité, c'est attendre, les yeux fermés, de sentir le souffle de l'amour sur mes joues brûlantes.
Être une amoureuse, l'Amoureuse, son amoureuse, c'est de construire à tous les jours notre histoire. C'est de penser à lui tout le temps, non, souvent. C'est de sourire en imaginant la blague qu'il aurait faite sur ce politicien, là, qui vient de se mettre le pied dans la bouche. C'est d'imaginer sa silhouette derrière tous les hommes que je croise dans la rue. C'est avoir envie, et tout mettre en scène, pour le surprendre, le charmer, le séduire, le faire rire, le consoler, l'encourager. L'aimer. Souper aux chandelles et des fois, déjeuner en silence, juste parce qu'on est bien comme ça, sans toujours devoir expliquer notre bonheur en y mettant des sons, des mots.
C'est sûr, il ne faut pas croire que mes habits d'Amoureuse seront toujours endimanchés. Non, il y a des jours où mes habits d'Amoureuse seront chiffonnés, tachés, parfois troués, d'autre fois tout effilochés derrière les belles couleurs et la dentelle. Mais c'est pas grave, car je ne le connais pas encore, mon homme, mais ce que je sais, c'est qu'il m'aimera encore mieux sans.
samedi 6 septembre 2008
La Bête

La voici. Ma bestiole, ma créature, ma cocotte, ma pinotte, ma migonne, ma pitchounette. Je n'y aurais jamais cru avant de l'avoir, mais je me matantise à ses côtés. Si ça continue, je vais finir vieille fille, recluse dans une bicoque de campagne avec 15 minous et aucune compagnie. Mais rassurez-vous, je ne suis pas rendue au point de lui acheter de ces ridicules petits vêtements pour chats (j'ai vu un habit de Fées des étoiles pour chat l'autre jour). Rendu là, c'est de la tyrannie.
vendredi 5 septembre 2008
La rentrée

Hé oui, je vais moi aussi me fendre d'un non-original-mais-bien-nécessaire post sur la rentrée. La Rentrée. Je l'attendais avec un mélange de hâte et d'angoisse, cette première rentrée loin de la métropole, de mes amies du bac, de mon monde. Avant mon premier cours hier, je me suis promenée un peu sur le campus, j'ai profité des arbres, du soleil radieux, des jardins, des étendues vertes, toutes choses que l'on ne retrouve pas dans le centre-ville montréalais. Puis l'heure des cours est arrivée. La matière sera fort intéressante, j'ai réalisé encore une fois à quel point je suis bien à l'école. J'ai même hâte de commencer mes travaux!
Seule déception des cours d'hier: personne ne se parlait, ou presque. Il y avait bien quelques petits groupuscules de gens qui se connaissaient du bac et échangeaient quelques mots, mais c'est tout.
Seule déception des cours d'hier: personne ne se parlait, ou presque. Il y avait bien quelques petits groupuscules de gens qui se connaissaient du bac et échangeaient quelques mots, mais c'est tout.
Ouf. Ok. Plate. Bon...
Ce matin, nous n'étions qu'une dizaine dans le cours, et l'atmosphère s'est heureusement détendue rapidement. La glace a été brisée au moins. C'est pas évident de se retrouver dans un nouveau programme, un nouvelle université, dans une ville où tout le monde se connaît, où tout le monde a une opinion sur tout le monde... Les gens ne cherchent pas à rencontrer de nouvelles personnes. À moi de m'intégrer, maintenant!
jeudi 4 septembre 2008
Drôle de nuit
La nuit a été étrange. Fatiguée, je me suis endormie probablement avant même que ma tête soit sur l'oreiller. Mais j'ai fait des rêves étranges, brumeux, embrouillés, ouateux on dirait. Pas le genre de cauchemars dont on se réveille en se disant qu'on est dont chanceux que ce soit juste un rêve. Mais pas non plus des rêves agréables et légers où on retournerait volontiers.
Je me suis réveillée au milieu de la nuit, l'air était lourd et j'avais mal à la tête (jamais bon signe, ça). Puis je me suis rendormie en me faisant accroire que 6 h 45, c'Est pas si tôt que ça. Mais c'était sans compter la Créature poilue et roucoulante qui a bondi sur mon visage en poussant des cris étranges, dès que les premiers oiseaux ont fait mine de commencer à gazouiller... Mon chat. Mon adorable félin qui exprime son amour (et / ou son envie d'être nourri) par des crises d'affection nocturnes. Je l'ai câliné, donc, mon ptit monstre, grattouillé derrière ses oreilles, là où le duvet est si fin qu'on croirait du velours, et en-dessous de son petit menton pendant qu'il ronronnait comme un tracteur, les yeux fermés de contentement, se contorsionnant pour mieux apprécier la caresse. Pis j'ai fini par me rendormir, il me restait quoi, au moins une bonne grosse demi-heure avant d'être réveillée par les actualités débitées d'une voix très radio-canadienne à moins de 2 cm de mon oreille. Ne reste plus qu'à me préparer pour ma première journée d'école!
Je me suis réveillée au milieu de la nuit, l'air était lourd et j'avais mal à la tête (jamais bon signe, ça). Puis je me suis rendormie en me faisant accroire que 6 h 45, c'Est pas si tôt que ça. Mais c'était sans compter la Créature poilue et roucoulante qui a bondi sur mon visage en poussant des cris étranges, dès que les premiers oiseaux ont fait mine de commencer à gazouiller... Mon chat. Mon adorable félin qui exprime son amour (et / ou son envie d'être nourri) par des crises d'affection nocturnes. Je l'ai câliné, donc, mon ptit monstre, grattouillé derrière ses oreilles, là où le duvet est si fin qu'on croirait du velours, et en-dessous de son petit menton pendant qu'il ronronnait comme un tracteur, les yeux fermés de contentement, se contorsionnant pour mieux apprécier la caresse. Pis j'ai fini par me rendormir, il me restait quoi, au moins une bonne grosse demi-heure avant d'être réveillée par les actualités débitées d'une voix très radio-canadienne à moins de 2 cm de mon oreille. Ne reste plus qu'à me préparer pour ma première journée d'école!
mercredi 3 septembre 2008
Mon parc


Il était une fois un professeur qui enseignait depuis vingt ans la littérature au secondaire. Au fil des ans, le vieil homme avait fini par construire un personnage théâtral et parfois grandiloquent, à la fois craint et respecté, qui tenait presque de la légende. "Attendez d'être en cinquième secondaire, vous verrez", chuchotait-on dans les corridors de l'ancien couvent. Arrivées au crépuscule de notre secondaire, nous nous sommes présentées, un peu énervées, dans cette classe qu'il avait depuis longtemps faite sienne.
Dès les premiers instants, le ton était donné. L'ironie, le sarcasme et un incroyable amour de la langue française étaient omniprésents dans la classe du Professeur qui n'hésitait pas à ponctuer, non sans humour, son autorité de quelques claquements du mètre de bois sur le bureau de l'élève la plus proche. L'incroyable culture littéraire du vieil homme, les nombreuses citations des grands auteurs des siècles passés, donnaient envie de se plonger dans des tas de vieux bouquins poussiéreux aux pages jaunies et craquantes pour connaître ceux dont les mots ont construit la Littérature.
Après quelques temps, le Professeur proposa aux jeunes filles une promenade entre les murs de la Vieille Capitale. Les élèves ravies déambulaient sur les Remparts, sillonaient les petites rues pavées aux noms oubliés, traversaient l'immensité gazonnée des Plaines d'Abraham et foulaient allègrement le toit de la Citadelle. L'objectif académique de cette promenade n'était pas de faire observer aux adolescentes les charmes de cette ville qu'elles connaissaient déjà par coeur, mais de leur offrir l'Inspiration en leur permettant de percevoir les atmosphères particulières qui baignent ces lieux.
Au sommet des Plaines d'Abraham, surplombant la terrasse Dufferin, elles purent s'emplir le coeur de la vastitude spectaculaire du Saint-Laurent qui s'étirait à l'infini sous le ciel bleu électrique d'octobre. Mais c'est tout à côté, dans un coin oublié tout au fond de la rue du Mont-Carmel, derrière les pierres grises du Conservatoire d'Art Dramatique, que la véritable révélation eut lieu.
Le Professeur savait ménager ses effets. Après la magnificience et la liberté, il offrit aux jeunes filles l'intimité d'un refuge caché. Une poignée d'arbres, un canon, quelques bancs éclairés d'un rayon de soleil filtrant à travers les frondaisons des chênes centenaires. Et surtout le calme, loin des touristes en Crocs multicolores qui déambulent buyamment en s'exclamant sur le charme pittoresque de chaque craque du trottoir (car dans la Vieille Capitale, même les craques du trottoir ont du cachet).
Des années plus tard, la plupart des élèves ont probablement oublié cette journée. Dans la frénésie de leur vie tourbillonnante, elles seraient bien en peine de retrouver le parc. Moi, j'y retourne régulièrement. Pour moi, ce parc renferme l'âme véritable de notre ville, une aura de sérénité et de simplicité qui font qu'à Québec, on est bien. J'y ai trouvé un refuge, un ancrage. J'y ai lu des centaines de pages et traversé je ne sais plus combien de moments de désespoir, apaisée par le calme et la beauté des lieux.
Ça aura pris quelques années, quand même, mais le Professeur avait raison finalement. Cette journée-là, il nous a offert l'inspiration.
Une moitié de journée
C'est le temps qu'il me reste à travailler, cette semaine. Demain, je commence l'école, déjà, après l'été le plus court/long de ma vie. Tout va débouler alors, les premiers cours, les nouveaux amis, les touches colorées qui vont apparaître une à la fois, puis par centaines sur les frondaisons envore vertes. Ensuite, les premiers examens et travaux, puis les derniers, et déjà, la session sera finie et NoËl arrivera avec ses millions de lumière qui brillent, de flocons qui dansent et de décorations qu'on garde trop longtemps après.
Mais pour l'instant, j'ai envie de profiter de cette demi-journée qu'il me reste avant la tempête, trois petites heures et demie à rédiger, à placoter et à rire avec mes collègues, et à m'émerveiller devant les photos que Lisa a ramenées du Colloque à Kuujjuaq. Sans penser à plus tard... juste ici, maintenant. Pour une fois.
Mais pour l'instant, j'ai envie de profiter de cette demi-journée qu'il me reste avant la tempête, trois petites heures et demie à rédiger, à placoter et à rire avec mes collègues, et à m'émerveiller devant les photos que Lisa a ramenées du Colloque à Kuujjuaq. Sans penser à plus tard... juste ici, maintenant. Pour une fois.
mardi 2 septembre 2008
Promesses électorales
Moi, le 14 octobre, je vote pour le parti qui me proposera la meilleure motion, budget et projets de lois étayés à l'appui, pour débarasser définitivement les citoyens canadiens des foutus update d'Apple / Windows / HP / Adobe etc.
Promis.
Promis.
Des mots

Je pédalais tout à l'heure, dans l'humidité de cette soirée à l'odeur de Juillet, trimbalant sur mon dos tout un tas de mots empilés dans mon sac Lavoie rouge.
Et j'ai pensé, qu'est-ce que je les aime ces moments-là, quand je sais qu'à portée de main, j'ai des dizaines d'univers différents, de destins, de guerres, d'histoires d'amour, de visions du monde,d e mon monde, à découvrir... Et cette sensation, celle de lire des phrases où chaque mot, chaque syllabe a été judicieusement choisie, où tout semble s'emboîter parfaitement!
C'est drôle, parce que les mots ne semblent pas avoir la même saveur d'une langue à l'autre, vous ne trouvez pas? En français, les mots sont plus ronds, plus colorés, plus épicés, l'écriture est en quelques sortes plus sensorielle. En revanche, en anglais, les mots me semblent plus incisifs, souvent teintés d'une ironie subtile qui, trop souvent, s'évapore à la traduction.
Moi, mon réconfort, c'est souvent dans les mots que je le puise. Parce que quand ça va mal, seuls les mots chantés, lus, murmurés, mais surtout écrits, arrivent à démêler les émotions qui se bousculent dans ma gorge et à tout mettre en place. Ça a quelque chose de frustrant aussi, car j'ai beau être fascinée par les mots et adorer écrire, j'ai si peur de ne pas y arriver, d'être ridicule en essayant de faire du style, de trouver mon style... que j'abandonne, que je n'ose même pas essayer, en fait, de peur d'être jugée et de ne plus jamais vouloir recommencer. Pourtant, l'envie me prend, de plus en plus, d'écrire un peu à propos de tout et de rien, de juste... laisser couler les mots, comme ça, pour voir où ils me mèneront. Et à force de laisser couler, un jour, ce seront peut-être des histoires, des nouvelles, des romans qui prendront forme à travers les mots qui s'amoncellent sous mes doigts.
Et j'ai pensé, qu'est-ce que je les aime ces moments-là, quand je sais qu'à portée de main, j'ai des dizaines d'univers différents, de destins, de guerres, d'histoires d'amour, de visions du monde,d e mon monde, à découvrir... Et cette sensation, celle de lire des phrases où chaque mot, chaque syllabe a été judicieusement choisie, où tout semble s'emboîter parfaitement!
C'est drôle, parce que les mots ne semblent pas avoir la même saveur d'une langue à l'autre, vous ne trouvez pas? En français, les mots sont plus ronds, plus colorés, plus épicés, l'écriture est en quelques sortes plus sensorielle. En revanche, en anglais, les mots me semblent plus incisifs, souvent teintés d'une ironie subtile qui, trop souvent, s'évapore à la traduction.
Moi, mon réconfort, c'est souvent dans les mots que je le puise. Parce que quand ça va mal, seuls les mots chantés, lus, murmurés, mais surtout écrits, arrivent à démêler les émotions qui se bousculent dans ma gorge et à tout mettre en place. Ça a quelque chose de frustrant aussi, car j'ai beau être fascinée par les mots et adorer écrire, j'ai si peur de ne pas y arriver, d'être ridicule en essayant de faire du style, de trouver mon style... que j'abandonne, que je n'ose même pas essayer, en fait, de peur d'être jugée et de ne plus jamais vouloir recommencer. Pourtant, l'envie me prend, de plus en plus, d'écrire un peu à propos de tout et de rien, de juste... laisser couler les mots, comme ça, pour voir où ils me mèneront. Et à force de laisser couler, un jour, ce seront peut-être des histoires, des nouvelles, des romans qui prendront forme à travers les mots qui s'amoncellent sous mes doigts.
N'importe quoi
Trouvés par terre, dans la salle de bain du bureau:
- Trois Reader's Digest (sans doute subtilisés à la salle à café);
-Un gros tas de flocons de papiers de toilette (la faute au papier cheap 1\2 épaisseur);
-Une règle de 15 cm en plastique blanc.
Ok, les Reader's Digest, je comprends. Mais la règle???
Si vous avez une idée, éclairez-moi!
- Trois Reader's Digest (sans doute subtilisés à la salle à café);
-Un gros tas de flocons de papiers de toilette (la faute au papier cheap 1\2 épaisseur);
-Une règle de 15 cm en plastique blanc.
Ok, les Reader's Digest, je comprends. Mais la règle???
Si vous avez une idée, éclairez-moi!
Ode au SPM
Le SPM...
Il est capable de tout.
Il transforme un nouvelle coupe de cheveux en catastrophe nucléaire.
Un chum gentil et avenant en sombre crétin plein de mauvaises intentions.
Un autobus manqué en drame existentiel.
Une journée de travail au bureau en calvaire sans fin.
Un collègue optimiste et de bonne humeur en imbécile heureux insupportable.
Le SPM rend tour à tour insomniaque, colérique, hystérique, triste, déprimée, gonflée nerveuse, agressive...
Le SPM a un pouvoir infini. Sa seule limite: il ne dure que quelques jours.
... Je vous en reparle à la fin de la semaine.
Ah oui, pour mes cheveux... c'est pas si pire finalement.
Il est capable de tout.
Il transforme un nouvelle coupe de cheveux en catastrophe nucléaire.
Un chum gentil et avenant en sombre crétin plein de mauvaises intentions.
Un autobus manqué en drame existentiel.
Une journée de travail au bureau en calvaire sans fin.
Un collègue optimiste et de bonne humeur en imbécile heureux insupportable.
Le SPM rend tour à tour insomniaque, colérique, hystérique, triste, déprimée, gonflée nerveuse, agressive...
Le SPM a un pouvoir infini. Sa seule limite: il ne dure que quelques jours.
... Je vous en reparle à la fin de la semaine.
Ah oui, pour mes cheveux... c'est pas si pire finalement.
SPM et coupe de cheveux ratée
Je suis dans ma semaine. Et j'aime pas mes cheveux. En fait je les aime une fois sur deux que je me regarde dans le miroir. Je les ai fait couper, samedi: j'avais envie de changement. Un peu trop, peut-être. C'est pas si mal mais... non. J'aime mieux mes cheveux longs. C'est pas grave, ça repousse. Sauf que là, je suis dans ma semaine (donc de mauvaise humeur en partent), et c'est le drame.
...
Je vais les attacher, en attendant.
...
Je vais les attacher, en attendant.
lundi 1 septembre 2008
1er septembre
Déjà! C'est une bonne journée, un lundi, pour le 1er septembre, non?
Il me semble qu'il ne peut en être autrement. 1er septembre, ça fait école, rentrée des classes, la pomme sur le bureau, les souliers cirés, le sac d'école plein à craquer. 1er septembre, ça sent l'automne, les feuilles qui craquent, le ciel bleu vif, l'air plus frais, la sciure des crayons de bois qu'on vient d'aiguiser, les livres neufs, la colle en bâton (la mauve, au raisin, celle qui devient transparente en séchant).
C'est ma dernière vraie rentrée scolaire, cette année. La dernière où je vais avoir des cours, s'entend. J'ai étiré ça au maximum, mais bon, après la maîtrise, faudra bien que je me résoude à devenir adulte. Je suis un peu énervée, tout est nouveau cette année: nouvelle université, nouveau cycle d'étude, nouveaux amis... J'espère. J'ai toujours un peu peur, quand j'arrive seule dans un nouvel endroit, de me retrouver toute seule. C'est un peu la hantise de tout le monde, j'imagine, et les scénarios catastrophe que je me fais sont toujours 1000 fois pires que la réalité, de toute façon. J'ai hâte de voir. J'ai pas de cours avant jeudi par contre... ça me laisse le temps de me magasiner un kit de la rentrée!
Il me semble qu'il ne peut en être autrement. 1er septembre, ça fait école, rentrée des classes, la pomme sur le bureau, les souliers cirés, le sac d'école plein à craquer. 1er septembre, ça sent l'automne, les feuilles qui craquent, le ciel bleu vif, l'air plus frais, la sciure des crayons de bois qu'on vient d'aiguiser, les livres neufs, la colle en bâton (la mauve, au raisin, celle qui devient transparente en séchant).
C'est ma dernière vraie rentrée scolaire, cette année. La dernière où je vais avoir des cours, s'entend. J'ai étiré ça au maximum, mais bon, après la maîtrise, faudra bien que je me résoude à devenir adulte. Je suis un peu énervée, tout est nouveau cette année: nouvelle université, nouveau cycle d'étude, nouveaux amis... J'espère. J'ai toujours un peu peur, quand j'arrive seule dans un nouvel endroit, de me retrouver toute seule. C'est un peu la hantise de tout le monde, j'imagine, et les scénarios catastrophe que je me fais sont toujours 1000 fois pires que la réalité, de toute façon. J'ai hâte de voir. J'ai pas de cours avant jeudi par contre... ça me laisse le temps de me magasiner un kit de la rentrée!
dimanche 31 août 2008
La vie reprend son cours
Mon amie-fée est revenue du bout du monde.
On a placoté pendant des heures au téléphone, cet après-midi. En entendant sa voix si familière me dire "Je suis tellement contente de t'entendre, comment tu vas", je me suis mise à pleurer. Pas de tristesse vraiment, c'Est juste que j'étais contente de la savoir revenue en pleine forme et de savoir aussi qu'elle n'est pas loin, même si c'est encore à 250 kilomètres.
Le retour de mon amie-fée, ça veut aussi dire l'automne qui revient, l'école qui recommence, la vie qui reprend son cours, bref. Depuis quelques années, mes été sont, disons, des périodes de gros changements assez pénibles finalement, que je préfère voir se terminer au plus vite. J'accueille souvent l'automne avec hâte et un brin de soulagement... Mais bon, l'été qui vient de se terminer aura probablement été le dernier de cette série noire. Les choses se placent tranquillement dans ma vie... J'ai déjà hâte à l'année où je pourrai dire en toute honnêteté que oui, j'ai vraiment passé un bel été, que j'ai voyagé, fait ce qui me plaisait, pris des vacances et paressé sans me sentir coupable de ne pas travailler, peuplant les moments de liberté de ce qui me plaît, de ce qui me fait plaisir tout simplement, sans me demander avec angoisse quoi faire de tout ce temps libre.
Pour l'instant, je travaille fort pour mon bonheur, en prenant chaque jour un à la fois. Et j'attends les premiers jours d'automne, l'université qui reprendra dans quelques jours, les nouveaux amis à rencontrer... Oui, la vie reprend tranquillement son cours.
On a placoté pendant des heures au téléphone, cet après-midi. En entendant sa voix si familière me dire "Je suis tellement contente de t'entendre, comment tu vas", je me suis mise à pleurer. Pas de tristesse vraiment, c'Est juste que j'étais contente de la savoir revenue en pleine forme et de savoir aussi qu'elle n'est pas loin, même si c'est encore à 250 kilomètres.
Le retour de mon amie-fée, ça veut aussi dire l'automne qui revient, l'école qui recommence, la vie qui reprend son cours, bref. Depuis quelques années, mes été sont, disons, des périodes de gros changements assez pénibles finalement, que je préfère voir se terminer au plus vite. J'accueille souvent l'automne avec hâte et un brin de soulagement... Mais bon, l'été qui vient de se terminer aura probablement été le dernier de cette série noire. Les choses se placent tranquillement dans ma vie... J'ai déjà hâte à l'année où je pourrai dire en toute honnêteté que oui, j'ai vraiment passé un bel été, que j'ai voyagé, fait ce qui me plaisait, pris des vacances et paressé sans me sentir coupable de ne pas travailler, peuplant les moments de liberté de ce qui me plaît, de ce qui me fait plaisir tout simplement, sans me demander avec angoisse quoi faire de tout ce temps libre.
Pour l'instant, je travaille fort pour mon bonheur, en prenant chaque jour un à la fois. Et j'attends les premiers jours d'automne, l'université qui reprendra dans quelques jours, les nouveaux amis à rencontrer... Oui, la vie reprend tranquillement son cours.
vendredi 29 août 2008
The day is over!
Enfin! La journée a passé, finalement. La maison est calme pour une rare fois, je vais en profiter pour me mettre en pyj, oui oui, même s'il est juste 8 h 22. Mon chat somnole déjà sur le lit, et moi, je crois bien que je vais passer le reste de la soirée plongée dans un bon roman policier.
J'ai trouvé...
J'ai trouvé pourquoi je me sens comme une feuille de Downy après 15 cycles de sécheuse à "High": ce vendredi a décidé de se déguiser en dimanche. Il a revêtu un habit gris cousu d'ennui et de lassitude et se promène dans les rues en confondant les pauvres gens qui s'attendaient à croiser un Vendredi pimpant et barriolé.
Voilà. Maintenant que je connais la supercherie, je suppose que je peux retrouver ma bonne humeur?
Voilà. Maintenant que je connais la supercherie, je suppose que je peux retrouver ma bonne humeur?
Ptite déprime
Je me sens grise aujourd'hui. Comme si j'étais toute froissée et roulée en boule, en-dedans. J'ai le goût de pleurer ou de crier, je sais pas, je sais plus... la gorge serrée pour rien. Et même pas d'amoureux pour me prendre dans ses bras... Je trouve tout plate, ma vie, le monde, tout. Je trouve palte mêmec e que j'écris, coincé, emprunté, sans saveur, sans histoire. Ça m'énerve les jours comme ça, j'essaie de me secouer mentalement mais je retombe dans ma torpeur. J'ai envie d'être brillante, éclatante, talentueuse, lumineuse, drôle, originale, lyrique... mais je me sens grise. Y'a comme un gros capuchon de mauvaise humeur et de tristesse qui m'entoure la tête. C'est lourd.
...
Je vais être dans ma semaine bientôt, ça doit pas aider, ça.
Au moins, c'est vendredi. Demain, je vais me faire couper les cheveux. Une nouvelle tête, ça m'aidera sûrement à échapper un peu à ma mauvaise humeur : le capuchon trop lourd, trop sombre, tombera peut-être en lambeau sous les coups de ciseau,? De toute façon, se faire pomponner, ça a de quoi remettre n'importe quelle fille de bonne humeur! Ouais. Et je vais sûrement en profiter aussi pour magasiner un peu les vêtements de la rentrée: les gros chandails, les vestes, les chapeaux: j'ai toujours adoré les magasinage d'automne. L'automne me crée toujours des envies de changement, de mouvement. Et je le sens qui s'en vient, au détour d'un coup de vent, d'une feuille multicolore qui tombe du ciel, des nuits plus fraîches, des soirées qui racourcissent. L'automne arrive.
...
Je vais être dans ma semaine bientôt, ça doit pas aider, ça.
Au moins, c'est vendredi. Demain, je vais me faire couper les cheveux. Une nouvelle tête, ça m'aidera sûrement à échapper un peu à ma mauvaise humeur : le capuchon trop lourd, trop sombre, tombera peut-être en lambeau sous les coups de ciseau,? De toute façon, se faire pomponner, ça a de quoi remettre n'importe quelle fille de bonne humeur! Ouais. Et je vais sûrement en profiter aussi pour magasiner un peu les vêtements de la rentrée: les gros chandails, les vestes, les chapeaux: j'ai toujours adoré les magasinage d'automne. L'automne me crée toujours des envies de changement, de mouvement. Et je le sens qui s'en vient, au détour d'un coup de vent, d'une feuille multicolore qui tombe du ciel, des nuits plus fraîches, des soirées qui racourcissent. L'automne arrive.
Ça m'tente paaaas!
Aaaah la journée va être looonguee! C'et bien beau, les soupers entre amis, mais reste que je me suis couchée à plus que 23 h et levée à moins de 6 h ... C'est un ptit matin tout gris en plus... Motivation: 0.
Les vrais amis...
Souper avec une amie que je n'avais pas vu de puis beaucoup trop longtemps, hier. Mais en même temps, c'est ça les vrais amis, non?
C'est ceux qu'on peur revoir seulement deux ou trois fois par année et constater que rien n'a changé. Qu'on peut parler de nos amours (ou de nos absences d'amour), de nos embûches, de nos victoires et être aussi bien écoutés, reçus, compris que si on s'était vus hier. Pas d'obligations, pas de jugement non plus. Et on s'aime toujours aussi fort même si on ne pense pas pareil sur un tas de trucs, même si le monde peut être noir pour une et blanc pour l'autre. Des amies comme ça, j'en ai quoi, deux ou trois? Peu importe où vous êtes et ce que vous faites en ce moment, je vous aime, les filles!
C'est ceux qu'on peur revoir seulement deux ou trois fois par année et constater que rien n'a changé. Qu'on peut parler de nos amours (ou de nos absences d'amour), de nos embûches, de nos victoires et être aussi bien écoutés, reçus, compris que si on s'était vus hier. Pas d'obligations, pas de jugement non plus. Et on s'aime toujours aussi fort même si on ne pense pas pareil sur un tas de trucs, même si le monde peut être noir pour une et blanc pour l'autre. Des amies comme ça, j'en ai quoi, deux ou trois? Peu importe où vous êtes et ce que vous faites en ce moment, je vous aime, les filles!
jeudi 28 août 2008
PrOcrAstInaTioN
11 h 12. Ça fait 3 heures que je suis au bureau et.... j'ai rien fait. Ah oui: j'ai jasé, jasé -faut bien se tenir au courant des péripéties des collègues qui reviennent de vacances-, jasé encore -deux collègues qui reviennent d'un colloque à Kuujuaaq: ça n'arrive pas tous les jours, et puis, ils m'ont appris plein de choses. Saviez-vous que toutes les autos sont scrap là-bas? Ça coûte 500 fois le prix normal de faire venir les pièces et puis bon, des portières qui ne ferment pas, des ceintures qui ne ceinturent pas... c,est pas la fin du monde. Histoire affreuse d'un Inuit qui a survécu à un ours polaire aussi. Il a encore les marques de crocs dans le dos. Puis, bog avec le système: on est plus capable de se logger sur notre session. Du coup, je retourne jaser - faut bien mettre à jour les dossiers communs... tout en discutant de notre vision de la vie, de la confiance en soi qui vient en vieillissant, etc.
Après, affamée, j'ai mangé mon yogourt et mes biscuits Goglu de collation.
Un peu de revue de presse et puis... ben je viens quand même d'écrire un texte pour ce blogue! Non, je n'ai décidément pas perdu ma matinée.
Après, affamée, j'ai mangé mon yogourt et mes biscuits Goglu de collation.
Un peu de revue de presse et puis... ben je viens quand même d'écrire un texte pour ce blogue! Non, je n'ai décidément pas perdu ma matinée.
mercredi 27 août 2008
La règle des tiers

J'ai appris un truc vraiment intéressant aujourd'hui. Saviez-vous qu'au cours de notre vie, parmi tous les gens que nous rencontrerons, 1/3 nous aimerons, 1/3 ne pourront nous sentir et 1/3 sera complètement neutre? Peu importe ce que nous faisons pour plaire aux autres, changer notre image, notre comportement, notre personnalité... Tous ces efforts peuvent certes faire varier la composition des tiers, mais en bout de ligne, les statistiques restent les mêmes.
Finalement, ça ne sert à rien d'essayer de se changer. En étant soi-même et en agissant selon ce que l'on croit bon, en faisant ce qu'il nous plaît... y'a quand même une personne sur trois qui va nous aimer! C'est génial non? Alors on arrête de se casser la tête ;-)
Ah, et j'avais raison, ce matin... Ça a été une vraiment bonne journée!
Ptite journée!
Il est 12 h 35 et... je finis de travailler dans 1 heure! Nanana! Ça aura servi à quelque chose de me lever à 5 h 20 hier et de me tapper une méga journée!
Ah et en passant, je vous avais dit hier que j'allais vivre dangereusement: hé bien je suis effectivement sortie sans crème solaire et... j'ai même pas pogné de coup de soleil! Hein! Je le savais que j'étais pas faite en chocolat!
Ah et en passant, je vous avais dit hier que j'allais vivre dangereusement: hé bien je suis effectivement sortie sans crème solaire et... j'ai même pas pogné de coup de soleil! Hein! Je le savais que j'étais pas faite en chocolat!
Le fabuleux destin...
Moi, ce matin, je me suis levée avec le pressentiment que ce sera une bonne journée, aujourd'hui.
Y croyez-vous, au destin, vous? À la chance, la Providence, la Main de Dieu, le Secret, la loi de l'uivers? Moi, dans les librairies, je suis la dernière personne au monde à aller écumer le rayon Ésotérisme. J'ai travaillé trop longtemps en librairie pour prendre ces livres-làè au sérieux: quand tu te rends compte qu'un gars a été capable de se faire publier en racontant que nous sommes entourés d'entités dinausoresques venues d'une autre dimension (qui prennent forme humaine dans notre dimension, bien sûr, historie de ne pas éveiller les soupçons), tu finis par prendre ça avec un grain de sel.
Reste que j'y crois, moi, au destin. en fait, je crois à une certaine forme de spiritualité, comme les pressentiments, l'intuition, ce genre de choses. Attention, il ne faut pas confondre ça avec la fatalité: je suis absolument convaincue que nous avons un pouvoir sur notre vie. C'est pas vrai que "tout est écrit d'avance" et que peu importe ce que nous ferons, notre vie est déjà décidée. Je pense qu'en étant à l'écoute de notre intuition, de nos émotions, en faisant ce qui nous semble juste, en sachant ce que nous voulons vraiment, nous faisons de notre vie ce que nous voulons qu'elle soit. À nous de faire en sorte que notre histoire soit un Conte de Fées, finalement.
Ouais, ce sera une bonne journée aujourd'hui, je vous le dis.
Y croyez-vous, au destin, vous? À la chance, la Providence, la Main de Dieu, le Secret, la loi de l'uivers? Moi, dans les librairies, je suis la dernière personne au monde à aller écumer le rayon Ésotérisme. J'ai travaillé trop longtemps en librairie pour prendre ces livres-làè au sérieux: quand tu te rends compte qu'un gars a été capable de se faire publier en racontant que nous sommes entourés d'entités dinausoresques venues d'une autre dimension (qui prennent forme humaine dans notre dimension, bien sûr, historie de ne pas éveiller les soupçons), tu finis par prendre ça avec un grain de sel.
Reste que j'y crois, moi, au destin. en fait, je crois à une certaine forme de spiritualité, comme les pressentiments, l'intuition, ce genre de choses. Attention, il ne faut pas confondre ça avec la fatalité: je suis absolument convaincue que nous avons un pouvoir sur notre vie. C'est pas vrai que "tout est écrit d'avance" et que peu importe ce que nous ferons, notre vie est déjà décidée. Je pense qu'en étant à l'écoute de notre intuition, de nos émotions, en faisant ce qui nous semble juste, en sachant ce que nous voulons vraiment, nous faisons de notre vie ce que nous voulons qu'elle soit. À nous de faire en sorte que notre histoire soit un Conte de Fées, finalement.
Ouais, ce sera une bonne journée aujourd'hui, je vous le dis.
mardi 26 août 2008
Questionnement existentiel de l'après-midi.
C'est normal, à 22 ans, de pas savoir vraiment si j'aime la tisane ou pas?
...
Même quand je suis entrain d'en boire une?
...
Même quand je suis entrain d'en boire une?
Des jours comme ça

Y'a de ces jours où tu te lève à 5 h 20 du matin après avoir fait des cauchemars toute la nuit.
Y'a de ces jours où tu manques ton autobus de 30 secondes.
Y'a de ces jours où tu arrives au bureau presqu'aux aurores car tu as un rendez-vous chez le médecin et que tu dois partir tôt après le dîner.
Y'a de ces jours où le médecin t'appelle pour te dire que finalement, ton rendez-vous ne sera pas aujourd'hui mais demain.
Y'a de ces jours où tu manques ton autobus de 30 secondes.
Y'a de ces jours où tu arrives au bureau presqu'aux aurores car tu as un rendez-vous chez le médecin et que tu dois partir tôt après le dîner.
Y'a de ces jours où le médecin t'appelle pour te dire que finalement, ton rendez-vous ne sera pas aujourd'hui mais demain.
Et là, tu SAIS que ce sera une mauvaise journée.
Ouais, y'a des jours comme ça.
Ouais, y'a des jours comme ça.
On est pas fait en chocolat!
Maple Leaf rappelle tous ses produits. Selon les chercheurs, ce genre d'épidémies se produira de plsu en plus. La cause? On est devenus trop propres. À force de vouloir tout nettoyer, tout désinfecter, se protéger de chaque virus, bactérie, rayonde soeil, grain de poussière, fleur, plante, animal etc., on est en train de devenir allergique à l'univers entier. Frileux, notre sytème immunitaire, habitué aux environnements aseptisés, s'effondre à la vue du moindre microbe. Darwin, ça vous dit quelque chose? S'adapter pour se renforcer. Faut arrêter de se cacher et d'éviter obsessivement le moindre bobo si on veut pas finir par être obligés de vivre dans des scaphandres! C'est décidé, je vais vivre dangereusement: ce midi, je sors dehors SANS CRÈME SOLAIRE! Ben oui, folle de même! Je vous en redonne des nouvelles si je n'ai pas fondu d'ici-là.
L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt...
Je déteste les proverbes, les dictons, toutes ces phrases surfaites que d'aucuns croient bon de lancer à tout vent comme preuve de leur indicible sagesse. Levée à 5 h 20 ce matin, je n'ai pas tellement l'impression que mon avenir est vraiment plus rayonnant que si j'avais bénéficié d'une nuit de sommeil complète. Même mon chat, qui d'habitude saute partout comme un fou dès que je fais mine de vouloir émerger du sommeil, m'a gratifié d'un petit "M'rouuh?" incrédule en ouvrant un oeil avant de se recoucher pour piquer un somme.
C'est sûr qu'il y a un certain plaisir à se lever aussi ridiculement tôt: un peu comme au secondaire, quand on partait en voyage d'école, et que l'autobus quittait le terrain de l'école vers 6 h 30. il faisait encore noir, on sentait vraiment que c'était un jour spécial. J'aime bien sortir dans la rue très tôt, quand tout est encore endormi, que le soleil se lève à peine. La lumière est alors très particulière et le ciel, jaune pâle, orange et rose, est magnifique. Arriver au bureau avant tout le monde a aussi un certain charme: seul sur l'étage, il y a comme un sentiment d'interdit... Les touches de mon clavier résonnent étrangement dans ce silence. Ah, quelqu'un approche... Un autre qui croit s'approprier l'avenir en se levant aux aurores?
C'est sûr qu'il y a un certain plaisir à se lever aussi ridiculement tôt: un peu comme au secondaire, quand on partait en voyage d'école, et que l'autobus quittait le terrain de l'école vers 6 h 30. il faisait encore noir, on sentait vraiment que c'était un jour spécial. J'aime bien sortir dans la rue très tôt, quand tout est encore endormi, que le soleil se lève à peine. La lumière est alors très particulière et le ciel, jaune pâle, orange et rose, est magnifique. Arriver au bureau avant tout le monde a aussi un certain charme: seul sur l'étage, il y a comme un sentiment d'interdit... Les touches de mon clavier résonnent étrangement dans ce silence. Ah, quelqu'un approche... Un autre qui croit s'approprier l'avenir en se levant aux aurores?
lundi 25 août 2008
E = Mc2
C'est drôle, quand même. Je travaille dans l'urgence: les risques de toutes sortes qui nous entourent et nous menacent à chaque seconde, j'en suis probablement plus consciente que 80 % des gens que je croise. tornade, ouragan, typhon, incendie, explosion nucléaire, fuite de produit chimique, inondation, épidémie mortelle, pandémie de grippe aviaire... quand on y pense, y'a de quoi s'enfuir en hurlant et / ou se cacher en petite boule en-dessous de son lit pour ne plus jamais en ressortir. Et pourtant.... pourtant, les gens avec qui je travaille, qui gèrent et communiquent le risque à chaque jour de leur vie, sont parmi les plus relax, détendus et raisonnables que je connaisse.
Peut-être qu'à force de côtoyer le désastre, de voir des dizaines de foyers dévastés, on finit par se rendre compte que finalement, c'est pas si pire. Avoir tout perdu, voir sa maison emportée au loin par un torrent en colère, c'est pas drôle. Retrouver ses meubles et ses vêtements en petits morceaux un peu partout dans la ville, y'a de quoi se tapper une déprime. Mais au final, on se rend compte que toutes ces catastrophes font bien des dégâts, mais peu de victimes. Et c'est tout ce qui compte. La beauté, avec le risque, c'est que ça nous rapproche de l'essentiel: la vie, c'est tout ce qui compte finalement. Parce que tu as beau avoir tout eprdu, quand tu es en vie, tu peux le reconstruire. Et quand tu as ta famille et tes amis autour de toi en plus...
Honnêtement, vous êtes-vous déjà demandé de quoi vous allez le plus vous souvenir à la fin de votre vie? De votre jean Parasuco quivous fait un derrière d'enfer, de votre sac à main à 275 $? Non. Mais des soupers entre amis, des cafés entre filles, des matinées passées au lit avec votre amoureux, oui. Les journaux ont beau nous annoncer la fin du monde à tous les jours ou presque, j'ai beau passer ma vie à prévenir els gens des catastrophes imminentes qui n'attendent qu'à s'abattre sur eux... Moi, je décide que c'est pas ça qui va m'empêcher de dormir sur mes deux oreilles et de savourer ma vie à chaque seconde.
Peut-être qu'à force de côtoyer le désastre, de voir des dizaines de foyers dévastés, on finit par se rendre compte que finalement, c'est pas si pire. Avoir tout perdu, voir sa maison emportée au loin par un torrent en colère, c'est pas drôle. Retrouver ses meubles et ses vêtements en petits morceaux un peu partout dans la ville, y'a de quoi se tapper une déprime. Mais au final, on se rend compte que toutes ces catastrophes font bien des dégâts, mais peu de victimes. Et c'est tout ce qui compte. La beauté, avec le risque, c'est que ça nous rapproche de l'essentiel: la vie, c'est tout ce qui compte finalement. Parce que tu as beau avoir tout eprdu, quand tu es en vie, tu peux le reconstruire. Et quand tu as ta famille et tes amis autour de toi en plus...
Honnêtement, vous êtes-vous déjà demandé de quoi vous allez le plus vous souvenir à la fin de votre vie? De votre jean Parasuco quivous fait un derrière d'enfer, de votre sac à main à 275 $? Non. Mais des soupers entre amis, des cafés entre filles, des matinées passées au lit avec votre amoureux, oui. Les journaux ont beau nous annoncer la fin du monde à tous les jours ou presque, j'ai beau passer ma vie à prévenir els gens des catastrophes imminentes qui n'attendent qu'à s'abattre sur eux... Moi, je décide que c'est pas ça qui va m'empêcher de dormir sur mes deux oreilles et de savourer ma vie à chaque seconde.
dimanche 24 août 2008
Ptit blues du dimanche

Je n'ai pas tellement envie d'écrire, ce soir. En fait non, j'ai envie d'écrire mais je ne suis juste pas inspirée. C'est complexant, je trouve d'écrire quand on a rien de précis à dire. J'ai passé une journée relaxe, agréable, pas vraiment passionnante. Parfois, j'ai l'impression que ma vie, ces temps-ci n'est qu'une parenthèse avant... Avant quoi? Je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est que je ne suis pas "arrivée". Bouh, ça doit être le dimanche qui me déprime. Je n'aime pas cette journée, ça sert à quoi un dimanche? À nous rappeler que la fin de semaine est presque finie, que demain, on se lève tôt et on recommence? Le dimanche, c'est vege. C'est bof, c'est mou. Journée sans envergure. Et paradoxalement, le lundi ne me dérange pas: un lundi, c'est énergique, on se sent efficace, on planifie, on exécute. Tel Louis-José, je dirais que le lundi est comme le Gregory Charles de la semaine ;-P
J'ai découvert Photoshop. J'aime bien prendre des photos pour ensuite les travestir, remodeler la réalité selon ce que j'ai envie de lui faire dire. Aujourd'hui, je me sentais bédéiste. Voici le résultat. J'aime bien ce devant d'Église qui donne sur le vide. Ce monument donne tout son sens au mot façade je trouve. L'entrée est condamnée bien sûr, mais qui sait, peut-être qu'en passant de l'autre côté on traverse vers un univers parallèle? J'ai toujours rêvé de découvrir un passage vers un monde imaginaire... J'ai trop lu de romans fantastiques, direz-vous? Peut-être. Mais y'a quand même une partie de moi qui continue à y croire. Ça finira bien par m'arriver! Ou je finirai par débloquer et écrire des romans... après tout, que sont les livres sinon des passages vers des mondes fantastiques et imaginaires?
samedi 23 août 2008
Un nouveau coin

Ma découverte de la semaine : la Place de l'Université du Québec, coin des rues de la Couronne et du Parvis. L'Expression est clichée, mais ça décrit bien l'endroit: une oasis au milieu de la Ville. Dire que je n'avais jamais remarqué qu'il y a un bassin et une chute à cet endroit! La vue sur l'escalier et les vieilles maisons de la Côte d'Abraham est spectaculaire. Ça a du cachet, les touristes de la Haute-Ville en mois. Si le Vieux-Québec d'en faut est policé et un peu surfait, j'ai l'impression que l'âme de la ville se cache au pied de la Côte D'Abraham. Il y a plein de petites galeries de photo, de peinture. Des graffitis aussi. Même les colonnes d'autoroute sont artistiques dans ce coin: des graffiteurs de rue yont peint des merveilles (autorisées...) et y ont fait surgir des décors d'océan, de templiers et de châteaux.
La photo ne rend pas justice, malheureusement... Faudra que j'y retourne alors.
vendredi 22 août 2008
Impatience
Je me sens bouillonnante aujourd'hui. Depuis que j'ai un blog, ironiquement, je passe beaucoup plus de temps à lire ceux des autres. Narcissisme, je crois (vous savez, un genre d'association d'idées - ils sont comme moi- ce genre de choses). Sauf qu'évidemment, je ne peux m'empêcher de comparer. De me trouver plate, pas allumée, coincée, empruntée, banale, ordinaire... Et là, je deviens ronchonneuse, maussade, babouneuse.
Patience. Dans mon orgueil, j'ai toujours évité les domaines dans lesquels je ne suis pas bonne immédiatement. L'écriture plus libre, plus créative, comme la peinture d'ailleurs, m'a toujuors énormément attirée, semblé comme le summum du plaisir à avoir à créer. Sauf que je reste coicnée dans cette peur de ne pas être à la hauteur, ce vieux réflexe auto-destructeur de regarder ce que je fais, ce que j'écris... ce que je suis, comme si j'avais les yeux de quelqu'un d'autre. Naturellement, ce Quelqu'un d'Autre est toujours impitoyable et sans vergogne, et pose un regard acéré et ironique sur chaque mot, chaque virgule, chaque émotion qui peut transparaître à travers mes vains efforts pour devenir (quoi?) une écrivaine. Hé oui. Ouf. Le seul fait d'écrire ce mot, vous voyez, fait bondir de cynisme ce Quelqu'un d'Autre qui observe toujours derrière mon épaule.
Heureusement, depuis quelques temps, j'ai bien envie de jouer les apprenties-sorcières et de m'amuser un peu avec Quelqu'un d'Autre. De le métamorphoser... Le cynisme n'est plus tellement à la mosde de toute façon: tout ce mauvais stress, ça donne le cancer. Non, mieux encore: ce que je veux vraiment, c'est le faire disparaître. Devenir ma propre source de référence. Écrire ce qui me passe par la tête, et juger, moi, si j'aime ou non. Après tout, ça a fonctionné avec le bol de céramique, non?
Un peu de fatigue
Fatiguée. La tête en coton. Des flocons dans le cervau. Les yeux qui piquent, l'esprit prêt à s'envoler au moindre souffle de vent (ou plutôt d'air climatisé, bureaux gouvernemetnaux obligent0. La journée va être lonnngueee.... encore un vendredi où tout le monde a pris congé pour profiter du beau temps, ne laissant que deux ou trois infortunés pour garder le fief...
9 h 22. Plus que 7 heures.... La journée va être longue, j'ai dit.
9 h 22. Plus que 7 heures.... La journée va être longue, j'ai dit.
jeudi 21 août 2008
De l'importance de sauvegarder
Grrr toujours faire une sauvegarde de mes post avant de les publier... Je venais d'en écrire un très long, senti, plein d'émotion, qui m'a fait du bien et tout... et paf, voilà, je l'ai perdu dans les méandres du web car je n'ai pas réactualisé, ou pour Dieu sait quelle autre raison bidon. Je m'en souviendrai...
Bonne nuit quand même.
Bonne nuit quand même.
Brico
Je suis allée au Crackpot Café la semaine dernière. C'est fou, la journée avait été interminable au boulot, j'étais fatiguée, irritée, ronchonneuse, incapable de me concentrer. J'ai choisi mon bol et j'ai tenté durant presqu'une heure de dessiner un motif qui me plaisait, en m'inspirant surtout des créations exposées ici et là sur les étagères de bois clair. À la table voisine, des enfants s'obstinaient avec leurs parents et se taquinaient. Après plusieurs essais, fatiguée d'effacer, j'ai fini par renoncer à copier les magnifiques oeuvres qui m'entouraient. Et je me suis laissée aller. J'ai peint mon bol asiatique de couleurs vives, à l'éponge. Cerise et mandarine. Au fond du bol, on découvre le signe chinois qui veut dire bonheur (enfin, mon interprétation peut-être un peu déformée... qui sait... ça veut peut-être dire Giraffe maintenant).
Mon bol est superbe, je l'aime beaucoup. Ça m'a rappelée que ce que l'on fait est toujours plus beau, plus réussi, quand on s'écoute et que l'on y met sa touche personnelle. Ce qui fait les oeuvres d'art, c'est la couleur unique, la personnalité de l'artiste, l'émotion qui l'anime, sa source finalement. Ma source, je l'ai un peu beaucoup perdue ces dernières années. Je la retrouve peu à peu: elle n'était pas bien loin, en fait, comme tout ce que l'on cherche habituellement, elle était sous mes yeux, au fond de moi. Maintenant, il faut la réveiller en douceur, la réapprivoiser, l'écouter. Si je fais preuve d'assez de patience, que je l'écoute sans la faire taire systématiquement et la réprimer parce que je suis trop occupée, que j'ai des choses plus "utiles" à faire, elle réapprendra à s'exprimer, à s'affirmer de plus en plus haut et fort. Et je deviendrai moi, enfin. Mon blogue, mon bol... C'est par des petits gestes comme ça que je redécouvre le bonheur d'être juste moi-même.
Miracle! C'est le message que je croyais perdu, que je viens de retrouver! Doeu bénisse les brouillons qui se sauvegardent automatiquement! Je vous avait dit que je croyais aux clins d'oeil du destin hein :-)
Mon bol est superbe, je l'aime beaucoup. Ça m'a rappelée que ce que l'on fait est toujours plus beau, plus réussi, quand on s'écoute et que l'on y met sa touche personnelle. Ce qui fait les oeuvres d'art, c'est la couleur unique, la personnalité de l'artiste, l'émotion qui l'anime, sa source finalement. Ma source, je l'ai un peu beaucoup perdue ces dernières années. Je la retrouve peu à peu: elle n'était pas bien loin, en fait, comme tout ce que l'on cherche habituellement, elle était sous mes yeux, au fond de moi. Maintenant, il faut la réveiller en douceur, la réapprivoiser, l'écouter. Si je fais preuve d'assez de patience, que je l'écoute sans la faire taire systématiquement et la réprimer parce que je suis trop occupée, que j'ai des choses plus "utiles" à faire, elle réapprendra à s'exprimer, à s'affirmer de plus en plus haut et fort. Et je deviendrai moi, enfin. Mon blogue, mon bol... C'est par des petits gestes comme ça que je redécouvre le bonheur d'être juste moi-même.
Miracle! C'est le message que je croyais perdu, que je viens de retrouver! Doeu bénisse les brouillons qui se sauvegardent automatiquement! Je vous avait dit que je croyais aux clins d'oeil du destin hein :-)
mercredi 20 août 2008
Les Étoiles filantes
Journée montagnes russes, aujourd'hui. C'est comme ça parfois. Dehors, le soleil brille, les feuilles et les fleurs éclatent de couleurs, dernière représentation avant l'automne. Mais en-dedans, je me sens fragile, toute chamboulée au moindre souffle de vent. Et tout à coup, la vie me fait un ptit clin d'oeil (oui oui je suis le genre de fille qui croit au destin et qui voit des signes de la vie dans les gouttes de pluie et les boîtes de céréales) et à la radio commence exactement la chanson qu'il fallait pour exprimer ce que je ressens. Je chante à tue-tête, seule dans la voiture. Et je me sens mieux, apaisée. Ce soir, c'était Les Étoiles filantes.
La vie s'accroche et renaît,
comme les printemps reviennent
dans une bouffée d'air frais qui apaise les coeurs en peine...
La vie s'accroche et renaît,
comme les printemps reviennent
dans une bouffée d'air frais qui apaise les coeurs en peine...
L'aventure au bout du monde
J'ai une amie-fée au bout du monde. Elle est partie à l'aventure avec son prince charmant aux Philippines, pour être exacte. En ce moment, il y a une tempête gigantesque, un ouragan, un typhon qui s'abat sur ce fragile archipel. Je suis inquiète, j'espère qu'elle va bien et qu'elle n'est pas engloutie par la pluie et le vent. Je les imagine tous les deux sous la pluie torrentielle et les palmiers qui s'écroulent. Mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que ça doit être excitant, de se retrouver au milieu d'un typhon au bout du monde.
Plus tard, je vous reparlerai de l'Asie et de mes rêves de voyage.
Pour l'instant, je croise les doigts et je pense fort fort à mon amie-fée sous la pluie.
Plus tard, je vous reparlerai de l'Asie et de mes rêves de voyage.
Pour l'instant, je croise les doigts et je pense fort fort à mon amie-fée sous la pluie.
mardi 19 août 2008
Hésitation
C'est drôle, maintenant que j'ai commencé mon blogue, c'est comme si je n'ose plus le quitter, de peur de ne plus revenir. Je me sens un peu comme un petite fille qui a reçu un nouveau jouet et ne veut pas s'endormir - Et si jamais il avait disparu à mon réveil-?. Dans mon cas, je sais bien que le blogue ne disparaîtra pas: c'est la magie du web. Même inutilisé, il laissera son empreinte dans le monde virtuel... Non, ce que j'ai peur de voir s'envoler, c'est ma confiance et mon cran qui m'ont permis, enfin, ENFIN de me laisser aller un peu et d'écrire, d'oser écrire n'importe quoi, ce qui me passe par la tête. Mais bon, c'est probablement comme la caféine, on devient accro sans s'en rendre compte et quand on essaie de sauter une journée, on se sent tout vaseux et ronchonneux, la tête pleine de plumes. Et on se jure de ne plus recommencer.
Bon, je fais le saut alors. J'y vais. Bonne nuit.
et...
à demain.
Bon, je fais le saut alors. J'y vais. Bonne nuit.
et...
à demain.
Premiers pas
Ouh là là! Mon premier blog, de vrai de vrai. Après tout ce temps. Pour une fille qui rêve d'écrire, ça aura pris du temps. C'est que c'est épeurant, se lancer. Le syndrome de la page blanche, vous comprenez. Ne pas savoir quoi dire, ou plutôt, se mettre la pression pour trouver le propos original, brillant et génial qui saura susciter l'admiration. Ou encore, le ton nonchalamment poétique, vous savez, qui fait dire "Cette fille a vraiment du style".
D'ailleurs, j'aimerais bien vous dire que le titre de ce blogue, Si j'avais un château en Espagne, comporte un concept profond, spirituel, mais non. Ça m'est venu comme ça, tout bêtement, pendant que je marchais dehors. Ce soir, le ciel était tout couleuré, rose, orange, bleu, jaune, comme un dessin d'enfant. Je sais pas, ça m'a inspirée. Peut-être aussi que je rêve d'écrire depuis toujours mais que je n'ai jamais osé, et que pour moi, écrire, c'est comme un château en Espagne, un rêve qui m'obsède mais que je n'ai jamais eu le cran d'entreprendre? Oui. Ce blogue, finalement, c'est mon château en Espagne à moi. J'en ai plein d'autre, d'ailleurs, de châteaux. Dessiner. Faire de la photo. Chanter. Faire du théâtre. Bricoler, décaper des meubles et les rhabiller ensuite avec de nouvelles couleurs. Les motifs, les textures, les couleurs, les odeurs aussi, m'ont toujours inspirée énormément. D'ailleurs, certaines odeurs évoquent des couleurs, vous ne trouvez pas? C'est cliché, mais l'été, ça sent "vert". Les jours de pluie, surtout.
J'aurais voulu être Nez. Amalgamer les odeurs pour créer des parfums extraordinaires, qui font rêver, qui font voyager. Je cherche désespérément l'Odeur qui me fera chavirer, qui me fera m'écrier "C'est celle-là", mais je ne l'ai pas encore trouvée. Ça prend de la patience, ça fait des années que je la cherche dans des fioles de toutes les formes et de toutes les couleurs, sur les comptoirs surchargés des grands magasins. Qui sait, c'est peut-être moi qui finirai par la créer, cette odeur? Après tout, j'ai bien fini par commencer un blogue, non?
C'est drôle quand même, de passer tant de temps à fantasmer sur des rêves en se disant qu'ils sont inaccessibles, alors que finalement, ça ne prend qu'un petit geste de notre part pour les réaliser. Je pense par contre que plus on agit, plus on met en branle nos rêves, et plus on se rend compte que c'est facile, et plus on agit rapidement. Faut bien apprendre à quelque part! Maintenant que je suis lancée, il ne me reste plus qu'à continuer à le bâtir, mon château en Espagne.
D'ailleurs, j'aimerais bien vous dire que le titre de ce blogue, Si j'avais un château en Espagne, comporte un concept profond, spirituel, mais non. Ça m'est venu comme ça, tout bêtement, pendant que je marchais dehors. Ce soir, le ciel était tout couleuré, rose, orange, bleu, jaune, comme un dessin d'enfant. Je sais pas, ça m'a inspirée. Peut-être aussi que je rêve d'écrire depuis toujours mais que je n'ai jamais osé, et que pour moi, écrire, c'est comme un château en Espagne, un rêve qui m'obsède mais que je n'ai jamais eu le cran d'entreprendre? Oui. Ce blogue, finalement, c'est mon château en Espagne à moi. J'en ai plein d'autre, d'ailleurs, de châteaux. Dessiner. Faire de la photo. Chanter. Faire du théâtre. Bricoler, décaper des meubles et les rhabiller ensuite avec de nouvelles couleurs. Les motifs, les textures, les couleurs, les odeurs aussi, m'ont toujours inspirée énormément. D'ailleurs, certaines odeurs évoquent des couleurs, vous ne trouvez pas? C'est cliché, mais l'été, ça sent "vert". Les jours de pluie, surtout.
J'aurais voulu être Nez. Amalgamer les odeurs pour créer des parfums extraordinaires, qui font rêver, qui font voyager. Je cherche désespérément l'Odeur qui me fera chavirer, qui me fera m'écrier "C'est celle-là", mais je ne l'ai pas encore trouvée. Ça prend de la patience, ça fait des années que je la cherche dans des fioles de toutes les formes et de toutes les couleurs, sur les comptoirs surchargés des grands magasins. Qui sait, c'est peut-être moi qui finirai par la créer, cette odeur? Après tout, j'ai bien fini par commencer un blogue, non?
C'est drôle quand même, de passer tant de temps à fantasmer sur des rêves en se disant qu'ils sont inaccessibles, alors que finalement, ça ne prend qu'un petit geste de notre part pour les réaliser. Je pense par contre que plus on agit, plus on met en branle nos rêves, et plus on se rend compte que c'est facile, et plus on agit rapidement. Faut bien apprendre à quelque part! Maintenant que je suis lancée, il ne me reste plus qu'à continuer à le bâtir, mon château en Espagne.
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