dimanche 31 août 2008

La vie reprend son cours

Mon amie-fée est revenue du bout du monde.

On a placoté pendant des heures au téléphone, cet après-midi. En entendant sa voix si familière me dire "Je suis tellement contente de t'entendre, comment tu vas", je me suis mise à pleurer. Pas de tristesse vraiment, c'Est juste que j'étais contente de la savoir revenue en pleine forme et de savoir aussi qu'elle n'est pas loin, même si c'est encore à 250 kilomètres.

Le retour de mon amie-fée, ça veut aussi dire l'automne qui revient, l'école qui recommence, la vie qui reprend son cours, bref. Depuis quelques années, mes été sont, disons, des périodes de gros changements assez pénibles finalement, que je préfère voir se terminer au plus vite. J'accueille souvent l'automne avec hâte et un brin de soulagement... Mais bon, l'été qui vient de se terminer aura probablement été le dernier de cette série noire. Les choses se placent tranquillement dans ma vie... J'ai déjà hâte à l'année où je pourrai dire en toute honnêteté que oui, j'ai vraiment passé un bel été, que j'ai voyagé, fait ce qui me plaisait, pris des vacances et paressé sans me sentir coupable de ne pas travailler, peuplant les moments de liberté de ce qui me plaît, de ce qui me fait plaisir tout simplement, sans me demander avec angoisse quoi faire de tout ce temps libre.

Pour l'instant, je travaille fort pour mon bonheur, en prenant chaque jour un à la fois. Et j'attends les premiers jours d'automne, l'université qui reprendra dans quelques jours, les nouveaux amis à rencontrer... Oui, la vie reprend tranquillement son cours.

vendredi 29 août 2008

The day is over!

Enfin! La journée a passé, finalement. La maison est calme pour une rare fois, je vais en profiter pour me mettre en pyj, oui oui, même s'il est juste 8 h 22. Mon chat somnole déjà sur le lit, et moi, je crois bien que je vais passer le reste de la soirée plongée dans un bon roman policier.

J'ai trouvé...

J'ai trouvé pourquoi je me sens comme une feuille de Downy après 15 cycles de sécheuse à "High": ce vendredi a décidé de se déguiser en dimanche. Il a revêtu un habit gris cousu d'ennui et de lassitude et se promène dans les rues en confondant les pauvres gens qui s'attendaient à croiser un Vendredi pimpant et barriolé.

Voilà. Maintenant que je connais la supercherie, je suppose que je peux retrouver ma bonne humeur?

Ptite déprime

Je me sens grise aujourd'hui. Comme si j'étais toute froissée et roulée en boule, en-dedans. J'ai le goût de pleurer ou de crier, je sais pas, je sais plus... la gorge serrée pour rien. Et même pas d'amoureux pour me prendre dans ses bras... Je trouve tout plate, ma vie, le monde, tout. Je trouve palte mêmec e que j'écris, coincé, emprunté, sans saveur, sans histoire. Ça m'énerve les jours comme ça, j'essaie de me secouer mentalement mais je retombe dans ma torpeur. J'ai envie d'être brillante, éclatante, talentueuse, lumineuse, drôle, originale, lyrique... mais je me sens grise. Y'a comme un gros capuchon de mauvaise humeur et de tristesse qui m'entoure la tête. C'est lourd.

...

Je vais être dans ma semaine bientôt, ça doit pas aider, ça.

Au moins, c'est vendredi. Demain, je vais me faire couper les cheveux. Une nouvelle tête, ça m'aidera sûrement à échapper un peu à ma mauvaise humeur : le capuchon trop lourd, trop sombre, tombera peut-être en lambeau sous les coups de ciseau,? De toute façon, se faire pomponner, ça a de quoi remettre n'importe quelle fille de bonne humeur! Ouais. Et je vais sûrement en profiter aussi pour magasiner un peu les vêtements de la rentrée: les gros chandails, les vestes, les chapeaux: j'ai toujours adoré les magasinage d'automne. L'automne me crée toujours des envies de changement, de mouvement. Et je le sens qui s'en vient, au détour d'un coup de vent, d'une feuille multicolore qui tombe du ciel, des nuits plus fraîches, des soirées qui racourcissent. L'automne arrive.

Ça m'tente paaaas!

Aaaah la journée va être looonguee! C'et bien beau, les soupers entre amis, mais reste que je me suis couchée à plus que 23 h et levée à moins de 6 h ... C'est un ptit matin tout gris en plus... Motivation: 0.

Les vrais amis...

Souper avec une amie que je n'avais pas vu de puis beaucoup trop longtemps, hier. Mais en même temps, c'est ça les vrais amis, non?

C'est ceux qu'on peur revoir seulement deux ou trois fois par année et constater que rien n'a changé. Qu'on peut parler de nos amours (ou de nos absences d'amour), de nos embûches, de nos victoires et être aussi bien écoutés, reçus, compris que si on s'était vus hier. Pas d'obligations, pas de jugement non plus. Et on s'aime toujours aussi fort même si on ne pense pas pareil sur un tas de trucs, même si le monde peut être noir pour une et blanc pour l'autre. Des amies comme ça, j'en ai quoi, deux ou trois? Peu importe où vous êtes et ce que vous faites en ce moment, je vous aime, les filles!

jeudi 28 août 2008

PrOcrAstInaTioN

11 h 12. Ça fait 3 heures que je suis au bureau et.... j'ai rien fait. Ah oui: j'ai jasé, jasé -faut bien se tenir au courant des péripéties des collègues qui reviennent de vacances-, jasé encore -deux collègues qui reviennent d'un colloque à Kuujuaaq: ça n'arrive pas tous les jours, et puis, ils m'ont appris plein de choses. Saviez-vous que toutes les autos sont scrap là-bas? Ça coûte 500 fois le prix normal de faire venir les pièces et puis bon, des portières qui ne ferment pas, des ceintures qui ne ceinturent pas... c,est pas la fin du monde. Histoire affreuse d'un Inuit qui a survécu à un ours polaire aussi. Il a encore les marques de crocs dans le dos. Puis, bog avec le système: on est plus capable de se logger sur notre session. Du coup, je retourne jaser - faut bien mettre à jour les dossiers communs... tout en discutant de notre vision de la vie, de la confiance en soi qui vient en vieillissant, etc.

Après, affamée, j'ai mangé mon yogourt et mes biscuits Goglu de collation.

Un peu de revue de presse et puis... ben je viens quand même d'écrire un texte pour ce blogue! Non, je n'ai décidément pas perdu ma matinée.

mercredi 27 août 2008

La règle des tiers


J'ai appris un truc vraiment intéressant aujourd'hui. Saviez-vous qu'au cours de notre vie, parmi tous les gens que nous rencontrerons, 1/3 nous aimerons, 1/3 ne pourront nous sentir et 1/3 sera complètement neutre? Peu importe ce que nous faisons pour plaire aux autres, changer notre image, notre comportement, notre personnalité... Tous ces efforts peuvent certes faire varier la composition des tiers, mais en bout de ligne, les statistiques restent les mêmes.


Finalement, ça ne sert à rien d'essayer de se changer. En étant soi-même et en agissant selon ce que l'on croit bon, en faisant ce qu'il nous plaît... y'a quand même une personne sur trois qui va nous aimer! C'est génial non? Alors on arrête de se casser la tête ;-)
Ah, et j'avais raison, ce matin... Ça a été une vraiment bonne journée!

Ptite journée!

Il est 12 h 35 et... je finis de travailler dans 1 heure! Nanana! Ça aura servi à quelque chose de me lever à 5 h 20 hier et de me tapper une méga journée!

Ah et en passant, je vous avais dit hier que j'allais vivre dangereusement: hé bien je suis effectivement sortie sans crème solaire et... j'ai même pas pogné de coup de soleil! Hein! Je le savais que j'étais pas faite en chocolat!

Le fabuleux destin...

Moi, ce matin, je me suis levée avec le pressentiment que ce sera une bonne journée, aujourd'hui.

Y croyez-vous, au destin, vous? À la chance, la Providence, la Main de Dieu, le Secret, la loi de l'uivers? Moi, dans les librairies, je suis la dernière personne au monde à aller écumer le rayon Ésotérisme. J'ai travaillé trop longtemps en librairie pour prendre ces livres-làè au sérieux: quand tu te rends compte qu'un gars a été capable de se faire publier en racontant que nous sommes entourés d'entités dinausoresques venues d'une autre dimension (qui prennent forme humaine dans notre dimension, bien sûr, historie de ne pas éveiller les soupçons), tu finis par prendre ça avec un grain de sel.

Reste que j'y crois, moi, au destin. en fait, je crois à une certaine forme de spiritualité, comme les pressentiments, l'intuition, ce genre de choses. Attention, il ne faut pas confondre ça avec la fatalité: je suis absolument convaincue que nous avons un pouvoir sur notre vie. C'est pas vrai que "tout est écrit d'avance" et que peu importe ce que nous ferons, notre vie est déjà décidée. Je pense qu'en étant à l'écoute de notre intuition, de nos émotions, en faisant ce qui nous semble juste, en sachant ce que nous voulons vraiment, nous faisons de notre vie ce que nous voulons qu'elle soit. À nous de faire en sorte que notre histoire soit un Conte de Fées, finalement.

Ouais, ce sera une bonne journée aujourd'hui, je vous le dis.

mardi 26 août 2008

Questionnement existentiel de l'après-midi.

C'est normal, à 22 ans, de pas savoir vraiment si j'aime la tisane ou pas?

...

Même quand je suis entrain d'en boire une?

Des jours comme ça


Y'a de ces jours où tu te lève à 5 h 20 du matin après avoir fait des cauchemars toute la nuit.
Y'a de ces jours où tu manques ton autobus de 30 secondes.
Y'a de ces jours où tu arrives au bureau presqu'aux aurores car tu as un rendez-vous chez le médecin et que tu dois partir tôt après le dîner.
Y'a de ces jours où le médecin t'appelle pour te dire que finalement, ton rendez-vous ne sera pas aujourd'hui mais demain.
Et là, tu SAIS que ce sera une mauvaise journée.

Ouais, y'a des jours comme ça.

On est pas fait en chocolat!

Maple Leaf rappelle tous ses produits. Selon les chercheurs, ce genre d'épidémies se produira de plsu en plus. La cause? On est devenus trop propres. À force de vouloir tout nettoyer, tout désinfecter, se protéger de chaque virus, bactérie, rayonde soeil, grain de poussière, fleur, plante, animal etc., on est en train de devenir allergique à l'univers entier. Frileux, notre sytème immunitaire, habitué aux environnements aseptisés, s'effondre à la vue du moindre microbe. Darwin, ça vous dit quelque chose? S'adapter pour se renforcer. Faut arrêter de se cacher et d'éviter obsessivement le moindre bobo si on veut pas finir par être obligés de vivre dans des scaphandres! C'est décidé, je vais vivre dangereusement: ce midi, je sors dehors SANS CRÈME SOLAIRE! Ben oui, folle de même! Je vous en redonne des nouvelles si je n'ai pas fondu d'ici-là.

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt...

Je déteste les proverbes, les dictons, toutes ces phrases surfaites que d'aucuns croient bon de lancer à tout vent comme preuve de leur indicible sagesse. Levée à 5 h 20 ce matin, je n'ai pas tellement l'impression que mon avenir est vraiment plus rayonnant que si j'avais bénéficié d'une nuit de sommeil complète. Même mon chat, qui d'habitude saute partout comme un fou dès que je fais mine de vouloir émerger du sommeil, m'a gratifié d'un petit "M'rouuh?" incrédule en ouvrant un oeil avant de se recoucher pour piquer un somme.

C'est sûr qu'il y a un certain plaisir à se lever aussi ridiculement tôt: un peu comme au secondaire, quand on partait en voyage d'école, et que l'autobus quittait le terrain de l'école vers 6 h 30. il faisait encore noir, on sentait vraiment que c'était un jour spécial. J'aime bien sortir dans la rue très tôt, quand tout est encore endormi, que le soleil se lève à peine. La lumière est alors très particulière et le ciel, jaune pâle, orange et rose, est magnifique. Arriver au bureau avant tout le monde a aussi un certain charme: seul sur l'étage, il y a comme un sentiment d'interdit... Les touches de mon clavier résonnent étrangement dans ce silence. Ah, quelqu'un approche... Un autre qui croit s'approprier l'avenir en se levant aux aurores?

lundi 25 août 2008

E = Mc2


C'est drôle, quand même. Je travaille dans l'urgence: les risques de toutes sortes qui nous entourent et nous menacent à chaque seconde, j'en suis probablement plus consciente que 80 % des gens que je croise. tornade, ouragan, typhon, incendie, explosion nucléaire, fuite de produit chimique, inondation, épidémie mortelle, pandémie de grippe aviaire... quand on y pense, y'a de quoi s'enfuir en hurlant et / ou se cacher en petite boule en-dessous de son lit pour ne plus jamais en ressortir. Et pourtant.... pourtant, les gens avec qui je travaille, qui gèrent et communiquent le risque à chaque jour de leur vie, sont parmi les plus relax, détendus et raisonnables que je connaisse.

Peut-être qu'à force de côtoyer le désastre, de voir des dizaines de foyers dévastés, on finit par se rendre compte que finalement, c'est pas si pire. Avoir tout perdu, voir sa maison emportée au loin par un torrent en colère, c'est pas drôle. Retrouver ses meubles et ses vêtements en petits morceaux un peu partout dans la ville, y'a de quoi se tapper une déprime. Mais au final, on se rend compte que toutes ces catastrophes font bien des dégâts, mais peu de victimes. Et c'est tout ce qui compte. La beauté, avec le risque, c'est que ça nous rapproche de l'essentiel: la vie, c'est tout ce qui compte finalement. Parce que tu as beau avoir tout eprdu, quand tu es en vie, tu peux le reconstruire. Et quand tu as ta famille et tes amis autour de toi en plus...

Honnêtement, vous êtes-vous déjà demandé de quoi vous allez le plus vous souvenir à la fin de votre vie? De votre jean Parasuco quivous fait un derrière d'enfer, de votre sac à main à 275 $? Non. Mais des soupers entre amis, des cafés entre filles, des matinées passées au lit avec votre amoureux, oui. Les journaux ont beau nous annoncer la fin du monde à tous les jours ou presque, j'ai beau passer ma vie à prévenir els gens des catastrophes imminentes qui n'attendent qu'à s'abattre sur eux... Moi, je décide que c'est pas ça qui va m'empêcher de dormir sur mes deux oreilles et de savourer ma vie à chaque seconde.

dimanche 24 août 2008

Ptit blues du dimanche


Je n'ai pas tellement envie d'écrire, ce soir. En fait non, j'ai envie d'écrire mais je ne suis juste pas inspirée. C'est complexant, je trouve d'écrire quand on a rien de précis à dire. J'ai passé une journée relaxe, agréable, pas vraiment passionnante. Parfois, j'ai l'impression que ma vie, ces temps-ci n'est qu'une parenthèse avant... Avant quoi? Je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est que je ne suis pas "arrivée". Bouh, ça doit être le dimanche qui me déprime. Je n'aime pas cette journée, ça sert à quoi un dimanche? À nous rappeler que la fin de semaine est presque finie, que demain, on se lève tôt et on recommence? Le dimanche, c'est vege. C'est bof, c'est mou. Journée sans envergure. Et paradoxalement, le lundi ne me dérange pas: un lundi, c'est énergique, on se sent efficace, on planifie, on exécute. Tel Louis-José, je dirais que le lundi est comme le Gregory Charles de la semaine ;-P


J'ai découvert Photoshop. J'aime bien prendre des photos pour ensuite les travestir, remodeler la réalité selon ce que j'ai envie de lui faire dire. Aujourd'hui, je me sentais bédéiste. Voici le résultat. J'aime bien ce devant d'Église qui donne sur le vide. Ce monument donne tout son sens au mot façade je trouve. L'entrée est condamnée bien sûr, mais qui sait, peut-être qu'en passant de l'autre côté on traverse vers un univers parallèle? J'ai toujours rêvé de découvrir un passage vers un monde imaginaire... J'ai trop lu de romans fantastiques, direz-vous? Peut-être. Mais y'a quand même une partie de moi qui continue à y croire. Ça finira bien par m'arriver! Ou je finirai par débloquer et écrire des romans... après tout, que sont les livres sinon des passages vers des mondes fantastiques et imaginaires?

samedi 23 août 2008

Un nouveau coin


Ma découverte de la semaine : la Place de l'Université du Québec, coin des rues de la Couronne et du Parvis. L'Expression est clichée, mais ça décrit bien l'endroit: une oasis au milieu de la Ville. Dire que je n'avais jamais remarqué qu'il y a un bassin et une chute à cet endroit! La vue sur l'escalier et les vieilles maisons de la Côte d'Abraham est spectaculaire. Ça a du cachet, les touristes de la Haute-Ville en mois. Si le Vieux-Québec d'en faut est policé et un peu surfait, j'ai l'impression que l'âme de la ville se cache au pied de la Côte D'Abraham. Il y a plein de petites galeries de photo, de peinture. Des graffitis aussi. Même les colonnes d'autoroute sont artistiques dans ce coin: des graffiteurs de rue yont peint des merveilles (autorisées...) et y ont fait surgir des décors d'océan, de templiers et de châteaux.


La photo ne rend pas justice, malheureusement... Faudra que j'y retourne alors.

vendredi 22 août 2008

Impatience
















Je me sens bouillonnante aujourd'hui. Depuis que j'ai un blog, ironiquement, je passe beaucoup plus de temps à lire ceux des autres. Narcissisme, je crois (vous savez, un genre d'association d'idées - ils sont comme moi- ce genre de choses). Sauf qu'évidemment, je ne peux m'empêcher de comparer. De me trouver plate, pas allumée, coincée, empruntée, banale, ordinaire... Et là, je deviens ronchonneuse, maussade, babouneuse.

Patience. Dans mon orgueil, j'ai toujours évité les domaines dans lesquels je ne suis pas bonne immédiatement. L'écriture plus libre, plus créative, comme la peinture d'ailleurs, m'a toujuors énormément attirée, semblé comme le summum du plaisir à avoir à créer. Sauf que je reste coicnée dans cette peur de ne pas être à la hauteur, ce vieux réflexe auto-destructeur de regarder ce que je fais, ce que j'écris... ce que je suis, comme si j'avais les yeux de quelqu'un d'autre. Naturellement, ce Quelqu'un d'Autre est toujours impitoyable et sans vergogne, et pose un regard acéré et ironique sur chaque mot, chaque virgule, chaque émotion qui peut transparaître à travers mes vains efforts pour devenir (quoi?) une écrivaine. Hé oui. Ouf. Le seul fait d'écrire ce mot, vous voyez, fait bondir de cynisme ce Quelqu'un d'Autre qui observe toujours derrière mon épaule.

Heureusement, depuis quelques temps, j'ai bien envie de jouer les apprenties-sorcières et de m'amuser un peu avec Quelqu'un d'Autre. De le métamorphoser... Le cynisme n'est plus tellement à la mosde de toute façon: tout ce mauvais stress, ça donne le cancer. Non, mieux encore: ce que je veux vraiment, c'est le faire disparaître. Devenir ma propre source de référence. Écrire ce qui me passe par la tête, et juger, moi, si j'aime ou non. Après tout, ça a fonctionné avec le bol de céramique, non?

Un peu de fatigue

Fatiguée. La tête en coton. Des flocons dans le cervau. Les yeux qui piquent, l'esprit prêt à s'envoler au moindre souffle de vent (ou plutôt d'air climatisé, bureaux gouvernemetnaux obligent0. La journée va être lonnngueee.... encore un vendredi où tout le monde a pris congé pour profiter du beau temps, ne laissant que deux ou trois infortunés pour garder le fief...

9 h 22. Plus que 7 heures.... La journée va être longue, j'ai dit.

jeudi 21 août 2008

De l'importance de sauvegarder

Grrr toujours faire une sauvegarde de mes post avant de les publier... Je venais d'en écrire un très long, senti, plein d'émotion, qui m'a fait du bien et tout... et paf, voilà, je l'ai perdu dans les méandres du web car je n'ai pas réactualisé, ou pour Dieu sait quelle autre raison bidon. Je m'en souviendrai...

Bonne nuit quand même.

Brico

Je suis allée au Crackpot Café la semaine dernière. C'est fou, la journée avait été interminable au boulot, j'étais fatiguée, irritée, ronchonneuse, incapable de me concentrer. J'ai choisi mon bol et j'ai tenté durant presqu'une heure de dessiner un motif qui me plaisait, en m'inspirant surtout des créations exposées ici et là sur les étagères de bois clair. À la table voisine, des enfants s'obstinaient avec leurs parents et se taquinaient. Après plusieurs essais, fatiguée d'effacer, j'ai fini par renoncer à copier les magnifiques oeuvres qui m'entouraient. Et je me suis laissée aller. J'ai peint mon bol asiatique de couleurs vives, à l'éponge. Cerise et mandarine. Au fond du bol, on découvre le signe chinois qui veut dire bonheur (enfin, mon interprétation peut-être un peu déformée... qui sait... ça veut peut-être dire Giraffe maintenant).



Mon bol est superbe, je l'aime beaucoup. Ça m'a rappelée que ce que l'on fait est toujours plus beau, plus réussi, quand on s'écoute et que l'on y met sa touche personnelle. Ce qui fait les oeuvres d'art, c'est la couleur unique, la personnalité de l'artiste, l'émotion qui l'anime, sa source finalement. Ma source, je l'ai un peu beaucoup perdue ces dernières années. Je la retrouve peu à peu: elle n'était pas bien loin, en fait, comme tout ce que l'on cherche habituellement, elle était sous mes yeux, au fond de moi. Maintenant, il faut la réveiller en douceur, la réapprivoiser, l'écouter. Si je fais preuve d'assez de patience, que je l'écoute sans la faire taire systématiquement et la réprimer parce que je suis trop occupée, que j'ai des choses plus "utiles" à faire, elle réapprendra à s'exprimer, à s'affirmer de plus en plus haut et fort. Et je deviendrai moi, enfin. Mon blogue, mon bol... C'est par des petits gestes comme ça que je redécouvre le bonheur d'être juste moi-même.


Miracle! C'est le message que je croyais perdu, que je viens de retrouver! Doeu bénisse les brouillons qui se sauvegardent automatiquement! Je vous avait dit que je croyais aux clins d'oeil du destin hein :-)

mercredi 20 août 2008

Les Étoiles filantes

Journée montagnes russes, aujourd'hui. C'est comme ça parfois. Dehors, le soleil brille, les feuilles et les fleurs éclatent de couleurs, dernière représentation avant l'automne. Mais en-dedans, je me sens fragile, toute chamboulée au moindre souffle de vent. Et tout à coup, la vie me fait un ptit clin d'oeil (oui oui je suis le genre de fille qui croit au destin et qui voit des signes de la vie dans les gouttes de pluie et les boîtes de céréales) et à la radio commence exactement la chanson qu'il fallait pour exprimer ce que je ressens. Je chante à tue-tête, seule dans la voiture. Et je me sens mieux, apaisée. Ce soir, c'était Les Étoiles filantes.

La vie s'accroche et renaît,
comme les printemps reviennent
dans une bouffée d'air frais qui apaise les coeurs en peine...

L'aventure au bout du monde

J'ai une amie-fée au bout du monde. Elle est partie à l'aventure avec son prince charmant aux Philippines, pour être exacte. En ce moment, il y a une tempête gigantesque, un ouragan, un typhon qui s'abat sur ce fragile archipel. Je suis inquiète, j'espère qu'elle va bien et qu'elle n'est pas engloutie par la pluie et le vent. Je les imagine tous les deux sous la pluie torrentielle et les palmiers qui s'écroulent. Mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que ça doit être excitant, de se retrouver au milieu d'un typhon au bout du monde.

Plus tard, je vous reparlerai de l'Asie et de mes rêves de voyage.

Pour l'instant, je croise les doigts et je pense fort fort à mon amie-fée sous la pluie.

mardi 19 août 2008

Hésitation

C'est drôle, maintenant que j'ai commencé mon blogue, c'est comme si je n'ose plus le quitter, de peur de ne plus revenir. Je me sens un peu comme un petite fille qui a reçu un nouveau jouet et ne veut pas s'endormir - Et si jamais il avait disparu à mon réveil-?. Dans mon cas, je sais bien que le blogue ne disparaîtra pas: c'est la magie du web. Même inutilisé, il laissera son empreinte dans le monde virtuel... Non, ce que j'ai peur de voir s'envoler, c'est ma confiance et mon cran qui m'ont permis, enfin, ENFIN de me laisser aller un peu et d'écrire, d'oser écrire n'importe quoi, ce qui me passe par la tête. Mais bon, c'est probablement comme la caféine, on devient accro sans s'en rendre compte et quand on essaie de sauter une journée, on se sent tout vaseux et ronchonneux, la tête pleine de plumes. Et on se jure de ne plus recommencer.

Bon, je fais le saut alors. J'y vais. Bonne nuit.

et...

à demain.

Premiers pas

Ouh là là! Mon premier blog, de vrai de vrai. Après tout ce temps. Pour une fille qui rêve d'écrire, ça aura pris du temps. C'est que c'est épeurant, se lancer. Le syndrome de la page blanche, vous comprenez. Ne pas savoir quoi dire, ou plutôt, se mettre la pression pour trouver le propos original, brillant et génial qui saura susciter l'admiration. Ou encore, le ton nonchalamment poétique, vous savez, qui fait dire "Cette fille a vraiment du style".

D'ailleurs, j'aimerais bien vous dire que le titre de ce blogue, Si j'avais un château en Espagne, comporte un concept profond, spirituel, mais non. Ça m'est venu comme ça, tout bêtement, pendant que je marchais dehors. Ce soir, le ciel était tout couleuré, rose, orange, bleu, jaune, comme un dessin d'enfant. Je sais pas, ça m'a inspirée. Peut-être aussi que je rêve d'écrire depuis toujours mais que je n'ai jamais osé, et que pour moi, écrire, c'est comme un château en Espagne, un rêve qui m'obsède mais que je n'ai jamais eu le cran d'entreprendre? Oui. Ce blogue, finalement, c'est mon château en Espagne à moi. J'en ai plein d'autre, d'ailleurs, de châteaux. Dessiner. Faire de la photo. Chanter. Faire du théâtre. Bricoler, décaper des meubles et les rhabiller ensuite avec de nouvelles couleurs. Les motifs, les textures, les couleurs, les odeurs aussi, m'ont toujours inspirée énormément. D'ailleurs, certaines odeurs évoquent des couleurs, vous ne trouvez pas? C'est cliché, mais l'été, ça sent "vert". Les jours de pluie, surtout.

J'aurais voulu être Nez. Amalgamer les odeurs pour créer des parfums extraordinaires, qui font rêver, qui font voyager. Je cherche désespérément l'Odeur qui me fera chavirer, qui me fera m'écrier "C'est celle-là", mais je ne l'ai pas encore trouvée. Ça prend de la patience, ça fait des années que je la cherche dans des fioles de toutes les formes et de toutes les couleurs, sur les comptoirs surchargés des grands magasins. Qui sait, c'est peut-être moi qui finirai par la créer, cette odeur? Après tout, j'ai bien fini par commencer un blogue, non?

C'est drôle quand même, de passer tant de temps à fantasmer sur des rêves en se disant qu'ils sont inaccessibles, alors que finalement, ça ne prend qu'un petit geste de notre part pour les réaliser. Je pense par contre que plus on agit, plus on met en branle nos rêves, et plus on se rend compte que c'est facile, et plus on agit rapidement. Faut bien apprendre à quelque part! Maintenant que je suis lancée, il ne me reste plus qu'à continuer à le bâtir, mon château en Espagne.