lundi 29 septembre 2008

Rectification

Dans ma liste À lire, je mentionne Amélie Nothomb, pour l'ensemble de son oeuvre... Je précise: l'ensemble de son oeuvre, sauf son dernier. Le fait du prince. Déception.

C'est drôle, parce que d'habitude, cette auteure est capable de demeurer littéralement captivante, mot après mot, phrse après phrase, en déblatérant des propos sans queue ni tête à propos d'à peu près n'importe quoi. Ses histoires sortent de nulle part et demeurent pourtant palpitantes. Ses phrases incisives et ses réflexions ironiques, cyniques sur la vie me font mourir de rire. Sauf que là... dans on dernier. il y a quelque chose qui manque, qui s'est comme éteint. Le début laisse présager un récit intéressant, sauf que l'histoire oublie de se pointer en cours de route. C'est comme si le livre s'endort au lieu de se terminer. Déception. Mais c'est pas grave, j'ai le temps d'oublier avant la parution de son prochain roman.

dimanche 28 septembre 2008

Lectures différées

J'ai réservé plein de livres à la bibliothèque. je m'étais dit que ça devrait arriver assez vite, après tout, il y a plus d'une quinzaine de bilbiothèques qui toutes disposent de ces livres en quelques exemplaires. J'ai vérifié mon rang dans la liste des réservations. Ça indique respectivement 234e, 340e et 314e. Ça va être long.

Et ça va mieux!

La vie est bien faite parfois. (Cliché, je sais, je les accumule ces temps-ci, surtout après l'histoire du verre cassé... décidément, je me sentais comme dans un mauvais téléroman maison de TVA). Tout d'abord, j'affirme haut et fort que l'écriture possède un pouvoir thérapeutique certain. La preuve: 2 secondes après avoir écrit mon dernier message, je me sentais déjà mieux. Des données empiriques, vous voyez bien. Je me sentais un peu seule, quand même, tsé quand on a l'mpression que tous nos proches ont une vie donc bien remplie et intéressante et que nous, on est la chaussette roulée en boule dans le coin, à laquelle personne ne pense, sauf pour se dire distraitement qu'il faudrait bien s'en occuper, un jour où ils n'auront rien à faire. Mais bref, j'ouvre ma boîte de courriel, peu convaincue, pour y découvrir un message vraiment fin de mon amie Audrée. Pas la fin du monde, me direz-vous, mais c'était juste le bon timing. Et là, je suis de bien meilleure humeur!

J'aurais envie de faire de la photo, mais il pleut, il n'y a aucune, mais alors aucune luminosité. Mauvais temps,ça ferait des photos déprimantes, je crois. Je vais aller faire développer mon premier film, à la place... j'ai bien hâte de voir ce que ça donnera!

Grosse colère

Ouh la la quelle mauvaise soirée, hier soir! Chicane de la mort avec ma mère, mais alors, du jamais vu! Jamais, jamais je ne m'étais sentie aussi frustrée, dépassée, impuissante. Je tremblais, j'avais chaud, je sentais un grand poids sur ma poitrine, qui me bloquait la gorge. C'est qu'il y a peu de gens, dans le monde, qui savent venir nous chercher aussi loin et profondément que nos parents. Et j'ai fini par... pulvériser un verre contre le mur. Et je l'ai traitée de tous les noms (mais heureusement elle était partie, elle a rien entendu). Dérisoire et un peu pathétique, je sais. Sauf que ça a fait du bien, en même temps. MAis dans les films, ils ne montrent jamais le bout où la fille doit ramasser tous les millions de petits morecaux de vitre, après.

Plus tard, on a parlé un peu. Ça va mieux, là. J'ai quand même passé une nuit horrible, à me réveiller en sursaut tout le temps, à cauchermarder. Là, je feel pas tellement bien, non plus. Il pleut, c'est gris, c'est poche. Je pense qu'il faut que j'apprenne à mieux gérer mes émotions...

vendredi 26 septembre 2008

Pas le temps

J'ai pas trop le temps d'écrire, ces temps-ci. Ni l'inspiration, non plus. J'ai parfois l'impression que mes mots se perdent dans le vide, me renvoyant l'écho de ma solitude. Quand je suis de cette humeur-là, ça sert à rien de m'obstiner. Je vais aller me changer les idées, et je reviendrai. (Hey ça rime, me voilà poète!)

lundi 22 septembre 2008

Tu sais que la journée va être longue quand...

À 7 h 55 a.m., tu dis "Bonne soirée" au chauffeur en sortant du bus.

Distorsion spatio-temporelle

L'automne a un drôle d'effet sur le temps. En juillet, il se passe des heeuuures entières entre 22h et 6h du matin. Mais au fil de septembre et d'octobre, 6h arrive de plus en plus tôt, toujours plus tôt, pas subtil pour deux cennes avec ses gros sabots et sa froideur et son grand chapeau noir. Inexplicable.

J'ai décidé de pallier à ce problème: à partir de jeudi, je ne travaillerai plus dans le Vieux. Inutile, donc, de laisser 6h me claironner mon réveil. 7h me semble beaucoup plus appréciable, plus doux, plus léger, lumineux. Oh, à la limite 6 h 45, marginal, tout fier de marquer le tournant du dernier quart d'heure restant avant 7 h. Mais entre 6 h et moi, c'est fini.

dimanche 21 septembre 2008

Attention, attention, catastrophe imminente

Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih!

Nonchalamment, je suis allée vérifier le temps qu'il fera demain, sur Météomedia.com. Inconsciente du danger, juste histoire de savoir un peu comment m'habiller demain tsé? En ouvrant la page, ça y est! Fin du monde. Un message d'alerte en rouge, et tout et tout! My god, qu'est-ce?, me demandais-je avec effroi. Un ouragan? Une tornade imminente? Des pluies diluviennes, des orages violents, une micro-rafale, un typhon, un astéroïde qui menace de frapper la Terre?

... Non. Pire.

Avertissement de GEL. Hé, tous aux abris, hein! Couvrez vite vos tomates et vos arbustes, la fin du monde est proche. Ça va prendre Bruce Willis je pense, sinon je suis pas sûre qu'on s'en sort.

Découverte du jour

Il me reste définitivement du chemin à faire avant d'être à l'aise avec la photo à film. Ne pas savoir de quoi ont l'air mes images, ça me rend folle. Mais ça travaille la patience et... la confiance.

samedi 20 septembre 2008

Woody Allen a tout compris


Cristina poursuivit sa guette, ne sachant toujours pas ce qu'elle voulait, mais sachant ce qu'elle ne voulait pas.

C'est exactement ça. Il y a deux types de personnes en fait, les Vicky qui savent exactement ce qu'elles veulent (ou qui croient le savoir), et qui ne vivent qu'en fonction de ce but hypothétique à atteindre, cette réalité imaginaire, cette ficiton du bonheur qui bien qu'inconnue et jamais expérimentée, ne peut être que la seule bonne façon de vivre. Et il y a les Cristina, qui expérimentent, qui se laissent porter par la vie et font confiance au destin, avec un seul mot d'ordre: apprendre. Avoir l'intelligence et l'intuition de retirer de toute expérience une leçon, et se former au fil des jours des certitudes qui reposent, cette fois, sur une réalité personnelle et tangible, celle de l'expérience vécue par soi. Il n'y a que cela de certain, non? Savoir ce que l'on ne veut pas.

J'ai trop longtemps essayé d'être une Vicky, mais j'ai réalisé que cela ne me convient pas. À poursuivre une idée fixe (et souvent établie selon des critères totalement extérieurs à soi) de ce qu'est le bonheur et la bonne façon de vivre sa vie, on passe refuse de vivre toute expérience jugée inutile, qui viendrait retarder l'atteinte du But Ultime ou pire, risquerait de retarder sa réalisation. Sauf que bien des gens qui atteignent ce But se rendent compte que c'est pas le Pérou, finalement. Que... oups! Ils se sont peut-être trompés. Et tout est à recommencer.

Alors qu'en vivant sans idée fixe, mais en expérimentant, on vit certes des expériences que l'on aime pas. On prend des risques aussi, et c'est insécurisant souvent. Sauf qu'on en retire une connaissance de soi étonnante, qui nous permet de reconnaître le bonheur, l'adéquat, quand on le rencontre enfin. On apprend à savoir ce que l'on veut en l'ayant vécu. Et même lorqu'on ne sait pas encore ce que l'on veut exactement, avant de le reconnaître, on sait ce que l'on ne veut pas.

Ouais, je deviens de plus en plus une Cristina. Et je poursuis ma guette.

Mais quand même, je sais deux choses, surtout après avoir vu Vicky Cristina Barcelona.

- Je veux absolument aller à Barcelone, cette ville est extraordinairement belle et unique.
-Je veux me mettre plus assidûment à la photo. Pour ça, je dois me botter les fesses et me faire confiance. Et foncer.

Un sourire dans mon samedi

"Une fille de rêve, ce n'est pas celle que la fille rêve d'être, mais celle que le garçon voit".

Éric-Emmanuel Schmitt

vendredi 19 septembre 2008

Des choses à faire

Plein de lectures. Interrogée sur ses exigences académiques, la prof de ce matin nous a rétorqué qu'elle ne s'attend pas à ce que nous comprenions réellement tout des textes à lire. Non, il nous suffit de "dialoguer avec l'auteur" pour cerner "l'atmosphère des textes".

Ce serait bien beau si j'étudiais en création littéraire. Sauf qu'il s'agit de théorie de la communication. Enfin. Donc, cet après-midi, je Dialogue avec l'Auteur.

Une petite promenade au soleil ensuite, si j'ai le temps. Puis souper rapide et cours d'arts plastiques, hé oui! :-) Une nouvelle technique que j'ai jamais essayé, la mosaique. J'ai bien hâte de voir ce que ça donnera. Et je finis la soirée chez mon amie Éli! Bon, je suis peut-être mieux de m'y mettre si je veux avoir le temps de tout faire!

mercredi 17 septembre 2008

Ptite pause de moitié de matin

1 pomme + 2 biscuits Goglu.

C'est une collation de prématernelle mais c'est bon en titi!

mardi 16 septembre 2008

Petites histoires de fond de garde-robe

Il ne faut jamais dire jamais. En secondaire III, me questionnant sur le palmarès des mélanges de couleurs les plus laids de l'univers, j'ai déclaré qu'assurément, le turquoise et le brun mis ensembles sont vraiment, et de loin, l'association la plus horrifiante que la terre ait porté.

Il y a deux ou trois ans, voyant se profilèr à l'horizon le retour triomphal du legging, j'ai juré haut et fort que jamais on ne me verrait affublée de ce peu seyant bout de tissu.

Et je viens de réaliser, là, que les deux couleurs fondamentales de ma garde-robe sont le turquoise et le brun (portés seuls ou ensemble). Ah, et... je viens de m'acheter des leggings. Ni turquoise, ni bruns, heureusement (j'ai quand même un peu d'honneur).

Autre grande constatation de garde-robe, en fait c'est pas de moi, j'ai cliqué en lisant "Met-le au 3!", l'excellent livre tiré du show de Louis-José Houde, mais quand même, c'est tellement vrai. Je réserve tellement les gros supports en bois verni à mes vêtements neufs / préférés / plus chics. Quand un vêtement passe du gros support en bois au ptit support en broche croche, il a de bonnes raisons de commencer à s'inquiéter sur son avenir.

lundi 15 septembre 2008

Funambules

N'avez-vous pas l'impression, parfois, que nous sommes tous des funambules, chancelant doucement le long du fil ténu de nos existences, gardant notre équilibre pour ne pas nous abîmer dans l'oubli?

dimanche 14 septembre 2008

The yellow brick road

Quand j'étais petite, certains soir, avant de m'endormir, je fermais les yeux très fort, et, bien à l'abri sous la couette, j'espérais qu'une tornade emporte mon lit. Je me serais réveillée le lendemain... Ailleurs, dans un pays peuplé de bonnes fées, de méchantes sorcières de l'Est, de singes ailés pas si méchants, d'épouvantails géniaux et d'homme de Fer-blanc au coeur de guimauve.



En grandissant, comme Dorothé, j'ai compris que c'est vrai, dans le fond, qu'on est vraiment bien que chez soi. Sauf que Dorothé, elle, n'a eu qu'à murmurer trois fois "Je veux retourner au Kansas" pour le retrouver, son chez soi. Moi, même si j'avais les souliers magiques, je ne saurais pas quoi dire. Pas encore. Disons que pour l'instant, je suis sur la route de briques jaunes.

C'est peut-être juste ça, la vie? Retrouver le Kansas? Et quand on l'a trouvé... j'imagine qu'on y fait pousser du maïs. En attendant l'homme de notre vie... ou la prochaine tornade.

Il me manque

Il me manque, il me manque... la spontanéité.

Les mots vrais, pour décrire la pluie qui tombe, le monde que je vois se dessiner et se reconstruire autour de moi un peu plus chaque jour, lentement. J'émerge du tunnel, et tandis que je suis le chemin que je me trace vers le bonheur, ma guérison, je me sens devenir un peu plus moi à chaque instant. J'ai hâte d'être rendue. Rendue là où je veux être, cet Ailleurs plus tellement loin que je devine maintenant. Et paradoxalement, plus j'y travaille et plus je laisse aller. En temps et lieu, une fois le goût de vivre complètement réinstallé, je vais trouver ce qu'il me manque, ce qui fait que mes mots sont trop souvent, encore, insipides, incolores, stériles.

La spontanéité.

samedi 13 septembre 2008

22 h 15

Ballade dans le Vieux, les meilleurs sushis du monde pour souper, un ptit film pas vraiment romantique ni dramatique, juste... "charmant", voilà. Une belle journée entre amis. Et il a même pas plu!

La soirée est brumeuse, l'humidité strie l'obscurité de traînées blanchâtres, presque tangibles. Ambiance parfaite pour finir la journée plongée dans un super bon roman policier, le genre de livre, vraiment, où tu ne peux pas décrocher. Que demander de mieux?

vendredi 12 septembre 2008

Fin d'après-midi de pluie

Après 2 heures de lectures à la bilbi de l'université, j'ai décidé que c'était assez. J'avais envie de marcher, mais la pluie intense et la noirceur de fin d'après-midi qui tombait déjà m'ont découragée de sortir dehors. J'ai donc décidé d'explorer les tunnels, sous le campus. C'était la première fois que je m'y promenais vraiment, et surtout, que je m'y aventurais en tant qu'étudiante (oui oui, ça fait une différence dans l'appropriation du lieu, croyez-moi). J'ai donc parcouru les couloirs un peu humides, un peu froids. J'ai ri des fois des vérités existentielles barbouillées sur les murs. Puis j'ai essayé de sortir... non, vraiment, la pluie n'était pas invitante. Pas un chat dehors non plus, à part un pauvre type qui était venu en vélo le matin, avant la pluie, qui qui était pris pour retourner chez lui par le même moyen.

Je me suis donc ramassée dans un pavillon à l'autre bout du monde. J'ai trouvé une porte et je suis entrée à l'abri, au sec. Mon but étant de retrouver un accès aux tunnels pour continuer mon exploration. Après quelques pas, je me suis rendue compte que j'étais un pavillon hautement scientifique, genre sciences et génie. Au lieu des affiches et des publicités habituelles, les murs et les portes étaient placardés de signes d'urgence et d'avertissements de lasers en marche, de protection antibruit obligatoires, de douches d'urgence, etc. J'ai parcouru les couloirs en m'imaginant étudier là, faire ma vie au milieu des accélérateurs de particules et autres gadgets nucléaires. Chaque fois que je croisais un étudiant, je me demandais si je réussissais à donner le change un peu, ou si il détectait ma non-appartenance à l'univers des sciences appliquées. Finalement, je n'ai jamais retrouvé l'accès aux tunnels, et je suis ressortie sous la pluie. Et je suis rentrée chez moi.

Procrastination

On est vendredi. Il pleut. J'ai des millions de textes beaucoup trop théoriques et alambiqués à lire pour l'école. À croire que c'est mal vu, quand on est un penseur, d'écrire des textes à la fois intelligents et intéressants à lire, sans s'embrouiller dans des phrases interminables et des grands concepts qui n'ont finalement ni queue ni tête. Et encore, si j'étudiais dans une discipline obscure et hautement technique comme la physique nucléaire... mais en communication!!! Ce serait la moindre des choses de tenter d'intéresser le lecteur, non? Et où est passé le style? Je sais bien que les textes ne sont pas des romans, mais quand même...

On dirait parfois que ces penseurs oublient qu'ils s'adressent à des gens, des gens réels, des humains, qui goûtent l'image, la métaphore. Peut-être aussi ont-ils peur d'écrire de façon intelligible et d'être jugés comme trop simples d'esprit par leurs pairs? Peut-être que toutes la communauté scientifique s'illusionne, tentant de faire toujours plus complexe pour impressionner, alors que finalement, tout le monde serait soulagé s'il n'y avait pas cette pression de paraître intelligent?

Faudrait bien que je commence mes travaux aussi. J'ai juste le goût de me rouler en boule avec une grosse couverture et mon chat qui ronronne sur mon ventre. Grr. Dure rentrée.

Bon... je m'y mets.

jeudi 11 septembre 2008

Argentique ou numérique?

Dilemne, là. Mais pourquoi choisir? Je vais faire les deux, je crois. Et puis, j'ai toujours voulu apprendre à développer les photos. Voir l'image se révéler lentement sous mes yeux. Ça prend plus de patience, et bien sûr il y a le risque d'être déçu par une image ratée, pas à la hauteur. Mais ça fait du bien, des fois, de ne pas trop savoir où on s'en va. C'est souvent là qu'on trouve les plus belles surprises, les plus grands bonheurs.

Veni, vidi, vici

J'y suis allée, finalement, au Club de photo. Je suis même inscrite! Et comme la plupart des futurs membres présents hier sont aussi débutants que moi, je n'avais aucune raison de m'en faire (comme toujours, comme toujours!). Premier cours la semaine prochaine!

mardi 9 septembre 2008

Demain

J'ai hâte à demain. Je me suis enfin décidée à m'inscrire au club de photo, celui dont je vais voir le site web à toutes les semaines depuis trois mois. C'est pas dur, pourtant. Mais bon, avec mes grands blocages existentiels de fille compliquée, j'avais peur de pas être assez bonne, de ne pas avoir "l'âme artistique". Fuck off, j'y vais pareil. Je vous en reparle demain.

...

(Je ne leurre personne, ici, j'espère. Je sais parfaitement qu'en écrivant ce post, je ne pourrai plus reculer, mon orgueil m'obligera à y aller. Je me connais trop bien, c'est consternant).

L'automne, quand il pleut

Y'a rien de mieux que de passer une soirée d'automne à lire dans son divan, en-dessous d'une grosse couverte, quand il pleut à n'en plus finir, que le vent cingle et que les feuilles tombent par gros paquets, comme pour se sauver de novembre qui arrive à grands pas.

Et y'a rien de mieux que de prendre une marche en automne après la pluie. L'odeur tellement verte qui émane du sol chauffé par les rayons de soleil penchés qui passent entre les branches, les nuages qui bougent vite, les feuilles et les gouttières qui éclaboussent partout quand on passe.

Ouais, l'automne quand il pleut, y'a rien de mieux.

L'Amoureuse


Hiii que j'ai hâte d'avoir un chum. Un amoureux. Un homme merveilleux, tendre et sensuel. Avec lui, par lui, pour lui, je serai moi, juste moi. Mon moi un peu fou, avec des idées plein la tête et des projets, plein de projets. Et ma mauvaise humeur d'avant-déjeuner, et ma mélancolie du dimanche après-midi. Avec mon amoureux, on va voyager, visiter l'Asie, le désert, le monde. L'Australie, aussi, peut-être.


Mais il y a une chose à laquelle j'ai plus hâte, encore, que de rencontrer cet amoureux, que de mettre un visage sur le flou de mon fantasme. Et c'est de revêtir les habits de l'Amoureuse. Parce "qu'avoir un chum", c'est bien. Mais juste "avoir", c'est la passivité, c'est attendre, les yeux fermés, de sentir le souffle de l'amour sur mes joues brûlantes.
Être une amoureuse, l'Amoureuse, son amoureuse, c'est de construire à tous les jours notre histoire. C'est de penser à lui tout le temps, non, souvent. C'est de sourire en imaginant la blague qu'il aurait faite sur ce politicien, là, qui vient de se mettre le pied dans la bouche. C'est d'imaginer sa silhouette derrière tous les hommes que je croise dans la rue. C'est avoir envie, et tout mettre en scène, pour le surprendre, le charmer, le séduire, le faire rire, le consoler, l'encourager. L'aimer. Souper aux chandelles et des fois, déjeuner en silence, juste parce qu'on est bien comme ça, sans toujours devoir expliquer notre bonheur en y mettant des sons, des mots.


C'est sûr, il ne faut pas croire que mes habits d'Amoureuse seront toujours endimanchés. Non, il y a des jours où mes habits d'Amoureuse seront chiffonnés, tachés, parfois troués, d'autre fois tout effilochés derrière les belles couleurs et la dentelle. Mais c'est pas grave, car je ne le connais pas encore, mon homme, mais ce que je sais, c'est qu'il m'aimera encore mieux sans.

samedi 6 septembre 2008

La Bête


La voici. Ma bestiole, ma créature, ma cocotte, ma pinotte, ma migonne, ma pitchounette. Je n'y aurais jamais cru avant de l'avoir, mais je me matantise à ses côtés. Si ça continue, je vais finir vieille fille, recluse dans une bicoque de campagne avec 15 minous et aucune compagnie. Mais rassurez-vous, je ne suis pas rendue au point de lui acheter de ces ridicules petits vêtements pour chats (j'ai vu un habit de Fées des étoiles pour chat l'autre jour). Rendu là, c'est de la tyrannie.


vendredi 5 septembre 2008

La rentrée


Hé oui, je vais moi aussi me fendre d'un non-original-mais-bien-nécessaire post sur la rentrée. La Rentrée. Je l'attendais avec un mélange de hâte et d'angoisse, cette première rentrée loin de la métropole, de mes amies du bac, de mon monde. Avant mon premier cours hier, je me suis promenée un peu sur le campus, j'ai profité des arbres, du soleil radieux, des jardins, des étendues vertes, toutes choses que l'on ne retrouve pas dans le centre-ville montréalais. Puis l'heure des cours est arrivée. La matière sera fort intéressante, j'ai réalisé encore une fois à quel point je suis bien à l'école. J'ai même hâte de commencer mes travaux!

Seule déception des cours d'hier: personne ne se parlait, ou presque. Il y avait bien quelques petits groupuscules de gens qui se connaissaient du bac et échangeaient quelques mots, mais c'est tout.
Ouf. Ok. Plate. Bon...
Ce matin, nous n'étions qu'une dizaine dans le cours, et l'atmosphère s'est heureusement détendue rapidement. La glace a été brisée au moins. C'est pas évident de se retrouver dans un nouveau programme, un nouvelle université, dans une ville où tout le monde se connaît, où tout le monde a une opinion sur tout le monde... Les gens ne cherchent pas à rencontrer de nouvelles personnes. À moi de m'intégrer, maintenant!

jeudi 4 septembre 2008

Drôle de nuit

La nuit a été étrange. Fatiguée, je me suis endormie probablement avant même que ma tête soit sur l'oreiller. Mais j'ai fait des rêves étranges, brumeux, embrouillés, ouateux on dirait. Pas le genre de cauchemars dont on se réveille en se disant qu'on est dont chanceux que ce soit juste un rêve. Mais pas non plus des rêves agréables et légers où on retournerait volontiers.

Je me suis réveillée au milieu de la nuit, l'air était lourd et j'avais mal à la tête (jamais bon signe, ça). Puis je me suis rendormie en me faisant accroire que 6 h 45, c'Est pas si tôt que ça. Mais c'était sans compter la Créature poilue et roucoulante qui a bondi sur mon visage en poussant des cris étranges, dès que les premiers oiseaux ont fait mine de commencer à gazouiller... Mon chat. Mon adorable félin qui exprime son amour (et / ou son envie d'être nourri) par des crises d'affection nocturnes. Je l'ai câliné, donc, mon ptit monstre, grattouillé derrière ses oreilles, là où le duvet est si fin qu'on croirait du velours, et en-dessous de son petit menton pendant qu'il ronronnait comme un tracteur, les yeux fermés de contentement, se contorsionnant pour mieux apprécier la caresse. Pis j'ai fini par me rendormir, il me restait quoi, au moins une bonne grosse demi-heure avant d'être réveillée par les actualités débitées d'une voix très radio-canadienne à moins de 2 cm de mon oreille. Ne reste plus qu'à me préparer pour ma première journée d'école!

mercredi 3 septembre 2008

Mon parc



Il était une fois un professeur qui enseignait depuis vingt ans la littérature au secondaire. Au fil des ans, le vieil homme avait fini par construire un personnage théâtral et parfois grandiloquent, à la fois craint et respecté, qui tenait presque de la légende. "Attendez d'être en cinquième secondaire, vous verrez", chuchotait-on dans les corridors de l'ancien couvent. Arrivées au crépuscule de notre secondaire, nous nous sommes présentées, un peu énervées, dans cette classe qu'il avait depuis longtemps faite sienne.


Dès les premiers instants, le ton était donné. L'ironie, le sarcasme et un incroyable amour de la langue française étaient omniprésents dans la classe du Professeur qui n'hésitait pas à ponctuer, non sans humour, son autorité de quelques claquements du mètre de bois sur le bureau de l'élève la plus proche. L'incroyable culture littéraire du vieil homme, les nombreuses citations des grands auteurs des siècles passés, donnaient envie de se plonger dans des tas de vieux bouquins poussiéreux aux pages jaunies et craquantes pour connaître ceux dont les mots ont construit la Littérature.


Après quelques temps, le Professeur proposa aux jeunes filles une promenade entre les murs de la Vieille Capitale. Les élèves ravies déambulaient sur les Remparts, sillonaient les petites rues pavées aux noms oubliés, traversaient l'immensité gazonnée des Plaines d'Abraham et foulaient allègrement le toit de la Citadelle. L'objectif académique de cette promenade n'était pas de faire observer aux adolescentes les charmes de cette ville qu'elles connaissaient déjà par coeur, mais de leur offrir l'Inspiration en leur permettant de percevoir les atmosphères particulières qui baignent ces lieux.


Au sommet des Plaines d'Abraham, surplombant la terrasse Dufferin, elles purent s'emplir le coeur de la vastitude spectaculaire du Saint-Laurent qui s'étirait à l'infini sous le ciel bleu électrique d'octobre. Mais c'est tout à côté, dans un coin oublié tout au fond de la rue du Mont-Carmel, derrière les pierres grises du Conservatoire d'Art Dramatique, que la véritable révélation eut lieu.


Le Professeur savait ménager ses effets. Après la magnificience et la liberté, il offrit aux jeunes filles l'intimité d'un refuge caché. Une poignée d'arbres, un canon, quelques bancs éclairés d'un rayon de soleil filtrant à travers les frondaisons des chênes centenaires. Et surtout le calme, loin des touristes en Crocs multicolores qui déambulent buyamment en s'exclamant sur le charme pittoresque de chaque craque du trottoir (car dans la Vieille Capitale, même les craques du trottoir ont du cachet).

Des années plus tard, la plupart des élèves ont probablement oublié cette journée. Dans la frénésie de leur vie tourbillonnante, elles seraient bien en peine de retrouver le parc. Moi, j'y retourne régulièrement. Pour moi, ce parc renferme l'âme véritable de notre ville, une aura de sérénité et de simplicité qui font qu'à Québec, on est bien. J'y ai trouvé un refuge, un ancrage. J'y ai lu des centaines de pages et traversé je ne sais plus combien de moments de désespoir, apaisée par le calme et la beauté des lieux.


Ça aura pris quelques années, quand même, mais le Professeur avait raison finalement. Cette journée-là, il nous a offert l'inspiration.

Une moitié de journée

C'est le temps qu'il me reste à travailler, cette semaine. Demain, je commence l'école, déjà, après l'été le plus court/long de ma vie. Tout va débouler alors, les premiers cours, les nouveaux amis, les touches colorées qui vont apparaître une à la fois, puis par centaines sur les frondaisons envore vertes. Ensuite, les premiers examens et travaux, puis les derniers, et déjà, la session sera finie et NoËl arrivera avec ses millions de lumière qui brillent, de flocons qui dansent et de décorations qu'on garde trop longtemps après.

Mais pour l'instant, j'ai envie de profiter de cette demi-journée qu'il me reste avant la tempête, trois petites heures et demie à rédiger, à placoter et à rire avec mes collègues, et à m'émerveiller devant les photos que Lisa a ramenées du Colloque à Kuujjuaq. Sans penser à plus tard... juste ici, maintenant. Pour une fois.

mardi 2 septembre 2008

Promesses électorales

Moi, le 14 octobre, je vote pour le parti qui me proposera la meilleure motion, budget et projets de lois étayés à l'appui, pour débarasser définitivement les citoyens canadiens des foutus update d'Apple / Windows / HP / Adobe etc.

Promis.

Des mots


Je pédalais tout à l'heure, dans l'humidité de cette soirée à l'odeur de Juillet, trimbalant sur mon dos tout un tas de mots empilés dans mon sac Lavoie rouge.

Et j'ai pensé, qu'est-ce que je les aime ces moments-là, quand je sais qu'à portée de main, j'ai des dizaines d'univers différents, de destins, de guerres, d'histoires d'amour, de visions du monde,d e mon monde, à découvrir... Et cette sensation, celle de lire des phrases où chaque mot, chaque syllabe a été judicieusement choisie, où tout semble s'emboîter parfaitement!

C'est drôle, parce que les mots ne semblent pas avoir la même saveur d'une langue à l'autre, vous ne trouvez pas? En français, les mots sont plus ronds, plus colorés, plus épicés, l'écriture est en quelques sortes plus sensorielle. En revanche, en anglais, les mots me semblent plus incisifs, souvent teintés d'une ironie subtile qui, trop souvent, s'évapore à la traduction.

Moi, mon réconfort, c'est souvent dans les mots que je le puise. Parce que quand ça va mal, seuls les mots chantés, lus, murmurés, mais surtout écrits, arrivent à démêler les émotions qui se bousculent dans ma gorge et à tout mettre en place. Ça a quelque chose de frustrant aussi, car j'ai beau être fascinée par les mots et adorer écrire, j'ai si peur de ne pas y arriver, d'être ridicule en essayant de faire du style, de trouver mon style... que j'abandonne, que je n'ose même pas essayer, en fait, de peur d'être jugée et de ne plus jamais vouloir recommencer. Pourtant, l'envie me prend, de plus en plus, d'écrire un peu à propos de tout et de rien, de juste... laisser couler les mots, comme ça, pour voir où ils me mèneront. Et à force de laisser couler, un jour, ce seront peut-être des histoires, des nouvelles, des romans qui prendront forme à travers les mots qui s'amoncellent sous mes doigts.

Citation du jour

"La littérature est un luxe
La fiction une nécessité."
(G.K. Chesterton)

N'importe quoi

Trouvés par terre, dans la salle de bain du bureau:

- Trois Reader's Digest (sans doute subtilisés à la salle à café);
-Un gros tas de flocons de papiers de toilette (la faute au papier cheap 1\2 épaisseur);
-Une règle de 15 cm en plastique blanc.

Ok, les Reader's Digest, je comprends. Mais la règle???

Si vous avez une idée, éclairez-moi!

Ode au SPM

Le SPM...
Il est capable de tout.
Il transforme un nouvelle coupe de cheveux en catastrophe nucléaire.
Un chum gentil et avenant en sombre crétin plein de mauvaises intentions.
Un autobus manqué en drame existentiel.
Une journée de travail au bureau en calvaire sans fin.
Un collègue optimiste et de bonne humeur en imbécile heureux insupportable.

Le SPM rend tour à tour insomniaque, colérique, hystérique, triste, déprimée, gonflée nerveuse, agressive...

Le SPM a un pouvoir infini. Sa seule limite: il ne dure que quelques jours.

... Je vous en reparle à la fin de la semaine.

Ah oui, pour mes cheveux... c'est pas si pire finalement.

SPM et coupe de cheveux ratée

Je suis dans ma semaine. Et j'aime pas mes cheveux. En fait je les aime une fois sur deux que je me regarde dans le miroir. Je les ai fait couper, samedi: j'avais envie de changement. Un peu trop, peut-être. C'est pas si mal mais... non. J'aime mieux mes cheveux longs. C'est pas grave, ça repousse. Sauf que là, je suis dans ma semaine (donc de mauvaise humeur en partent), et c'est le drame.

...

Je vais les attacher, en attendant.

lundi 1 septembre 2008

1er septembre

Déjà! C'est une bonne journée, un lundi, pour le 1er septembre, non?

Il me semble qu'il ne peut en être autrement. 1er septembre, ça fait école, rentrée des classes, la pomme sur le bureau, les souliers cirés, le sac d'école plein à craquer. 1er septembre, ça sent l'automne, les feuilles qui craquent, le ciel bleu vif, l'air plus frais, la sciure des crayons de bois qu'on vient d'aiguiser, les livres neufs, la colle en bâton (la mauve, au raisin, celle qui devient transparente en séchant).

C'est ma dernière vraie rentrée scolaire, cette année. La dernière où je vais avoir des cours, s'entend. J'ai étiré ça au maximum, mais bon, après la maîtrise, faudra bien que je me résoude à devenir adulte. Je suis un peu énervée, tout est nouveau cette année: nouvelle université, nouveau cycle d'étude, nouveaux amis... J'espère. J'ai toujours un peu peur, quand j'arrive seule dans un nouvel endroit, de me retrouver toute seule. C'est un peu la hantise de tout le monde, j'imagine, et les scénarios catastrophe que je me fais sont toujours 1000 fois pires que la réalité, de toute façon. J'ai hâte de voir. J'ai pas de cours avant jeudi par contre... ça me laisse le temps de me magasiner un kit de la rentrée!