Après 2 heures de lectures à la bilbi de l'université, j'ai décidé que c'était assez. J'avais envie de marcher, mais la pluie intense et la noirceur de fin d'après-midi qui tombait déjà m'ont découragée de sortir dehors. J'ai donc décidé d'explorer les tunnels, sous le campus. C'était la première fois que je m'y promenais vraiment, et surtout, que je m'y aventurais en tant qu'étudiante (oui oui, ça fait une différence dans l'appropriation du lieu, croyez-moi). J'ai donc parcouru les couloirs un peu humides, un peu froids. J'ai ri des fois des vérités existentielles barbouillées sur les murs. Puis j'ai essayé de sortir... non, vraiment, la pluie n'était pas invitante. Pas un chat dehors non plus, à part un pauvre type qui était venu en vélo le matin, avant la pluie, qui qui était pris pour retourner chez lui par le même moyen.
Je me suis donc ramassée dans un pavillon à l'autre bout du monde. J'ai trouvé une porte et je suis entrée à l'abri, au sec. Mon but étant de retrouver un accès aux tunnels pour continuer mon exploration. Après quelques pas, je me suis rendue compte que j'étais un pavillon hautement scientifique, genre sciences et génie. Au lieu des affiches et des publicités habituelles, les murs et les portes étaient placardés de signes d'urgence et d'avertissements de lasers en marche, de protection antibruit obligatoires, de douches d'urgence, etc. J'ai parcouru les couloirs en m'imaginant étudier là, faire ma vie au milieu des accélérateurs de particules et autres gadgets nucléaires. Chaque fois que je croisais un étudiant, je me demandais si je réussissais à donner le change un peu, ou si il détectait ma non-appartenance à l'univers des sciences appliquées. Finalement, je n'ai jamais retrouvé l'accès aux tunnels, et je suis ressortie sous la pluie. Et je suis rentrée chez moi.
vendredi 12 septembre 2008
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